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Interview : Eden Bisiot

AVALANCHE

AVALANCHE

Février 2026

Avalanche : du rêve à la réalité, la nouvelle vague du rock australien

En pleine ascension, Avalanche s’impose comme l’un des nouveaux visages du rock australien à suivre de très près. De passage en Europe en première partie d’Airbourne, le groupe vit actuellement un véritable rêve éveillé : une tournée internationale, un premier album fraîchement sorti et un accueil du public plus que chaleureux. Nous avons rencontré Steven et Bon pour revenir sur cette aventure hors du commun, la création de Armed To The Teeth et leur vision d’un rock sincère, brut et sans détour.


Et parce qu’on ne pouvait pas les laisser repartir sans s’amuser un peu, on les a aussi mis à l’épreuve avec un petit jeu autour des stéréotypes australiens… Spoiler : ça valait le détour. La vidéo est à découvrir ici dès maintenant ! 

Hello tout le monde, aujourd’hui nous sommes avec Steven et Bon du groupe Avalanche. Ravi de vous rencontrer. Comment se passe votre journée jusqu’à présent ?
Steven - Très, très bien. Tout d’abord, merci de prendre le temps de nous recevoir aujourd’hui. On apprécie énormément tout le soutien - ça compte énormément pour nous.


Ça compte beaucoup pour nous aussi. Vous êtes actuellement en tournée européenne et au Royaume-Uni avec Airbourne, votre premier album est sorti… Beaucoup de choses semblent très bien se passer pour vous. Comment vous vous sentez par rapport à ça ?
Steven - J’ai l’impression que ce n’est pas réel. J’ai un peu l’impression de rêver.
Bon - C’est assez fou.
Steven - J’ai l’impression que je vais me pincer et me réveiller à Sydney en devant aller travailler ou quelque chose comme ça. Ça ne paraît vraiment pas réel. J’ai eu beaucoup de membres de ma famille qui m’ont écrit pour me dire à quel point ils sont fiers, et c’est complètement dingue.
Bon - Oui, c’est irréel. Vraiment. Comme l’a dit Steven, c’est un rêve devenu réalité pour n’importe quel musicien - partir en tournée à l’international, jouer sur de plus grandes scènes, devant plus de monde. On n’a pas vraiment ça chez nous. On n’a même pas beaucoup de salles comme celles-ci.
Steven - Pas vraiment, non.
Bon - Donc pouvoir venir ici, rencontrer différentes personnes, découvrir différentes cultures et cuisines - c’est génial.
Steven - Je n’avais même jamais mis les pieds en Europe avant.
Ensemble - C’est notre première fois en Europe.

C’est incroyable. Et que pensez-vous de l’Europe ?
Steven - Comme je l’ai dit, ça ressemble à un rêve devenu réalité. Hier soir, on a joué le plus gros concert de notre vie, et ce soir on en joue un encore plus gros. C’est magique. Il y a des moments dont je me souviendrai toute ma vie. On a joué Armed to the Teeth à Cologne et tout le monde s’est mis à taper dans les mains… c’était la joie la plus pure que j’aie jamais ressentie.
Bon - C’était assez dingue.
Steven - Honnêtement, je ne peux même pas le décrire avec des mots.


Ça fait une semaine que votre album est sorti - comment ressentez-vous les retours jusqu’à présent ?
Steven - C’est complètement fou. On a déjà sorti des singles et des EP, mais jamais à ce niveau-là. On a eu énormément de super critiques, plein de gens qui nous disent qu’ils adorent l’album… même des personnes à qui je n’avais pas parlé depuis que j’étais enfant qui nous recontactent. Certains l’ont acheté en magasin - ce qui ne nous était jamais arrivé avant.
Bon - Oui, on n’avait jamais eu d’albums en magasin avant. C’est dingue.
Steven - C’est une sensation incroyable. Même en tant que parolier, je n’arrive pas vraiment à mettre des mots dessus.

L’album s’appelle Armed To The Teeth. J’ai lu que Joel O’Keeffe y était pour quelque chose ?
Steven - Oui. Il y a environ deux ans, on jouait dans un bar vraiment miteux à Melbourne - il devait y avoir 20 personnes - et Joel en faisait partie. C’est comme ça qu’on s’est rencontrés. On est restés en contact, et quand on a terminé l’album, je le lui ai envoyé. La première chose qu’il a dite, c’est : « Armed To The Teeth est l’un des meilleurs morceaux de rock que j’ai entendus depuis longtemps - vous devez appeler l’album comme ça. » On comptait lui donner un titre éponyme, mais… si Joel O’Keeffe te dit de faire quelque chose, tu l’écoutes.

Toujours écouter les légendes !
Et pour la pochette de l’album ?

Steven - On travaille avec un artiste très talentueux basé en Indonésie. Il a fait tous nos visuels et notre merchandising - il comprend vraiment notre style.
Bon - On a aussi essayé d’inclure des éléments de chaque morceau dans l’artwork : le boxeur de Down For The Count, la sorcière de Blondie, le père de Dad, I Joined a Rock’n’Roll Band… Et en bas, l’avalanche, c’est nous qui en sortons. Ça fonctionnait bien.
Steven - Ça, c’est de l’art.

Vous avez enregistré l’album avec Steve James - comment a-t-il influencé le projet ?
Steven - C’était la première fois qu’on travaillait avec un vrai producteur. On a fait de la préproduction avec lui, on lui a joué les morceaux avant de les enregistrer, et il a juste ajouté de petits détails. C’était comme si on avait un puzzle auquel il manquait une pièce - et il était cette dernière pièce.
Bon - Oui, la collaboration a très bien fonctionné.
Steven - Je suis vraiment fier de cet album. C’est le meilleur travail qu’on ait jamais fait.

Vos paroles frappent aussi fort que vos riffs. Quel est votre processus créatif derrière ça ?
Steven - On commence généralement avec une idée - une structure ou même juste un titre - et on construit à partir du ressenti. J’aime que mes paroles soient sincères. Je n’écris pas sur des choses que je ne connais pas. Donc beaucoup de morceaux viennent d’expériences personnelles - la vie ouvrière, la rébellion adolescente… Veronica a même écrit certains titres à 16 ans.

Et cette rébellion reste avec vous en tant que musicien.
Steven - Absolument. Et je suis content qu’elle n’ait pas abandonné - sinon on ne serait pas ici en tournée en Europe.
Bon - Et vous vous êtes mariés aussi !
Steven - Oui - ça fait cinq ans maintenant.

Félicitations !
Vous avez ce côté rock australien old-school. Comment le gardez-vous frais ?
Steven - Honnêtement, on n’essaie pas de réinventer la roue. Le pub rock australien est un genre à part entière - on y met juste notre touche. Mon père était chanteur dans les années 70 dans un groupe appelé Avalanche - c’est de là que vient le nom. Il m’a appris à chanter, donc continuer cet héritage était naturel.

Que pensez-vous du rock aujourd’hui ?
Steven - J’adore ça.
Bon - C’est génial de voir de nouveaux groupes apporter leur propre touche. Le rock est clairement toujours vivant.
Steven - Quand on a commencé, c’était difficile de trouver des groupes de rock pur. Maintenant, il y en a tellement - on a l’embarras du choix.

Qu’aimeriez-vous que les auditeurs ressentent en écoutant l’album ?
Steven - Je veux juste qu’ils passent un bon moment. Le rock, c’est lâcher prise, oublier ses soucis, s’amuser. Pas de politique - juste de la musique, des verres, de la danse et du bon temps.

Si l’album était la bande-son d’un film, ce serait quel genre de film ?
Bon - Peut-être un film d’Edgar Wright.
Steven - Oui - Hot Fuzz, Baby Driver… quelque chose de fun mais plein d’action. Ou même un western - ça pourrait fonctionner aussi.

Si vous ne faisiez pas de musique, que feriez-vous ?
Steven - J’étais très impliqué dans les arts martiaux ; le jiu-jitsu brésilien. J’ai été double champion australien mondial. Mais j’ai dû choisir entre ça et la musique… et j’ai choisi la musique.
Bon - Je travaillais avec les animaux. Je serais sûrement avec des reptiles - crocodiles, serpents… L’Australie est parfaite pour ça.

Comment sont les publics sur cette tournée jusqu’à présent ?
Steven - Incroyables. Le premier concert à Hambourg était difficile, mais on a rapidement conquis le public. Depuis, c’est de mieux en mieux chaque soir. On donne tout sur scène, et ça nous revient au centuple.

Une chose que Airbourne vous a apprise ?
Steven - Si tu veux être une rock star - sois une rock star sur scène. Nulle part ailleurs.
Bon - Se concentrer sur la musique, être efficace. S’installer, monter sur scène, jouer, redescendre. Pas de temps à perdre.

Un moment que vous n’oublierez jamais ?
Ensemble - Les applaudissements.
Steven - On a joué à Cologne devant 4 000 à 5 000 personnes qui tapaient dans les mains. La joie la plus pure que j’aie jamais ressentie.

Vous allez jouer à Paris - un message pour ce soir ?
Steven - Préparez-vous… attendez de voir ce que valent les Australiens.
Bon - Rock on !

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