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Interview : Eden Bisiot

DOMINUM

DOMINUM

Juillet 2026

Dominum : « Le processus est le plus important » - Rencontre avec Dr. Dead autour de 'Night Is Calling'

Depuis sa création pendant la période du Covid, Dominum n’a cessé de construire un univers singulier, mélangeant metal, narration et créatures venues d’un imaginaire sombre mais profondément humain. Avec Night Is Calling, le groupe poursuit son exploration de ce monde tout en continuant à développer son identité musicale.


À l’occasion de la sortie de ce nouvel album, nous avons échangé avec Felix, alias Dr. Dead, autour de la création de ce disque, de son rôle de producteur, de l’importance du processus artistique et du lien unique qui unit Dominum à son public.


Entre réflexions sur la composition, anecdotes de tournée et visions d’avenir, cette discussion nous plonge au cœur d’un groupe qui cherche avant tout à créer une expérience, bien au-delà de la simple musique.

Bonjour à tous ! Aujourd'hui, nous sommes avec LE Dr. Dead de Dominum. Comment vas-tu ?


Merci, je vais très bien ! Mais tu peux m'appeler Felix, il n'y a aucun problème.



C'est noté ! Je suis partie là-dessus parce que la dernière fois, tu as préféré Dr. Dead.


Ah oui ? Ça devait être le Dr. Dead maniaque, je suis désolé pour lui.

(rires)



Alors, comment ça se passe depuis la sortie de votre nouvel album, Night Is Calling ?


Tout se passe très bien. On a reçu énormément de retours sur l'album et les gens semblent vraiment l'apprécier, ce qui est très rassurant. Quand tu passes autant de temps à travailler sur un disque, tu te poses toujours des questions au moment de sa sortie : « Est-ce qu'on est allés trop loin ? Est-ce qu'on a poussé certaines choses un peu trop loin ? » Finalement, il semblerait que non, et c'est une excellente nouvelle. J'en suis vraiment très heureux.


En ce moment, c'est une période assez folle. On joue sur les festivals et on prépare plein de choses pour notre tournée en tête d'affiche qui aura lieu en novembre et décembre. Les journées sont bien remplies !


Oui, mais ce sont de très bonnes journées !

Pour commencer, j'aimerais parler du mot Night. Le titre de l'album est Night Is Calling, mais je n'ai pas l'impression qu'il soit simplement question de l'obscurité qui tombe. J'ai le sentiment que ça va bien plus loin que ça. Alors, qu'est-ce que représente la « nuit » pour toi ?


Évidemment, ça dépend déjà si tu es quelqu'un qui vit le jour ou plutôt la nuit. (rires) Mais c'est une question très philosophique. Je pense qu'on pourrait en parler pendant des heures. Peut-être que le plus intéressant, c'est de commencer par expliquer ce que raconte, à l'origine, Night Is Calling, la chanson. Je crois que c'est un bon point de départ.


La nuit représente, selon moi, toutes les tentations du quotidien. Peu importe où tu vas, il y a toujours quelque chose qui t'appelle. Ces petites voix dans ta tête qui te disent : « Fais-ci, fais ça. » Et puis, sur ton autre épaule, il y a cette autre voix qui répond : « Non, n'écoute pas cet idiot. Fais ce qu'il faut... ou fais autre chose. » Au fond, qui peut vraiment dire ce qu'est la bonne décision ? Personne ne le sait.


Peut-être que la première voix est celle du diable... ou peut-être que c'est la seconde. On n'en sait rien. Mais c'est justement toute l'idée derrière Night Is Calling. Est-ce que tu choisis d'être un enfant de la nuit ? Ou est-ce que tu préfères te renfermer et rester du côté de la lumière du jour ?


C'est toute la question. Mais au fond, est-ce qu'être un enfant de la nuit est vraiment une mauvaise chose ? Ou est-ce que ça pourrait être quelque chose de positif ? Qui sait ? Moi non plus, je n'ai pas la réponse. Et c'est justement ce qui rend cette réflexion si intéressante. Je trouve que c'est une question amusante à se poser.



Oui, c'est vrai. J'ai l'impression que vous allez vraiment plus loin dans le sens des morceaux, ou dans la création d'un album. On en avait déjà parlé lors de notre dernière interview. Vous utilisez des images, comme des créatures, pour parler de sujets beaucoup plus profonds.


Absolument. C'est d'ailleurs tout l'intérêt de l'écriture. Quand tu écris une chanson sur la tristesse, tu ne te contentes pas de chanter “je suis triste”. Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne.


Enfin, tu peux le faire… mais ce ne sera peut-être pas la meilleure chanson du monde. De la même manière, dans la plupart des chansons d'amour, les mots “je t'aime” n'apparaissent finalement pas si souvent, parce que ce serait simplement ennuyeux. Ce n'est plus vraiment de l'écriture. C'est une belle chose à dire, bien sûr, mais à mes yeux, ça ne suffit pas à faire une chanson.


Ce qui est intéressant, c'est justement de trouver ces images, comme tu le disais, qui s'intègrent à notre univers et qui permettent de parler des choses auxquelles je pense au quotidien. J'aime réfléchir à ce qui me touche, à ce qui m'empêche de dormir la nuit, puis essayer de trouver une image qui retranscrive au mieux cette vision ou ce sentiment que j'ai en tête.



Pour revenir au morceau-titre de l'album, Night Is Calling, vous avez invité Marina, la nouvelle chanteuse de Battle Beast. On pourrait dire qu'il est assez rare d'avoir un featuring sur le morceau qui donne son nom à l'album, mais vous l'aviez déjà fait sur le précédent. Est-ce que c'est devenu une sorte de rituel ?


Pas vraiment, je dirais que c'est plutôt une coïncidence. Ce n'était pas prévu qu'il y ait un featuring, pour être totalement honnête. À ce moment-là, nous étions en tournée avec Battle Beast et nous étions justement en train d'écrire ce morceau.


Je crois que Night Is Calling est probablement celui qui nous a demandé le plus de temps, parce que le refrain ne nous semblait pas encore assez fort.


Et puis, à un moment, je me suis dit : « Ok, je pense qu'il est bien. Je pense qu'il est aussi bon qu'il peut l'être… mais il manque encore quelque chose. » Je me suis alors dit qu'il lui manquait peut-être une touche féminine, une autre couleur.


J'ai donc réfléchi aux personnes qui pourraient avoir envie de collaborer avec nous, et Battle Beast s'est imposé comme un choix évident, puisque nous avions partagé près de quarante concerts ensemble. C'est une longue tournée, on apprend vraiment à se connaître.


J'en ai parlé aux gars du groupe, puis à Marina, qui a tout de suite accepté. Elle nous a ensuite envoyé ses premières prises de voix.


Parce qu'en réalité, ce n'est pas parce qu'on prévoit un featuring que le résultat fonctionne forcément. Chaque voix se mélange différemment avec une autre. Certaines, lorsqu'elles chantent ensemble, donnent l'impression d'entendre deux univers complètement distincts en même temps. Et puis il y a celles qui s'assemblent naturellement et donnent l'impression de ne former qu'un seul et même univers.


Il a donc fallu vérifier tout ça : est-ce que la tonalité convenait à Marina ? Est-ce qu'elle me convenait aussi ? Tous ces détails un peu techniques… mais c'est justement ça qui est important.


Parce que nous ne voulons pas faire un featuring uniquement pour pouvoir dire qu'il y a un featuring. Je trouve ça sans intérêt. Ça ne mène à rien d'inviter quelqu'un sur une chanson simplement pour avoir un deuxième nom affiché sur Spotify ou ailleurs.


Si la chanson n'est pas bonne, personne n'y gagne. Notre objectif, c'est avant tout d'écrire les meilleurs morceaux possibles, puis de les proposer à des artistes qui nous inspirent, en espérant qu'ils aient envie de collaborer avec nous.



Et est-ce que tu as une collaboration de rêve ?


Oh, waouh, excellente question. Je dirais que Ghost serait une collaboration vraiment géniale… ou même Avatar. On les a rencontrés au Rockharz Festival, et ce sont des gars vraiment adorables. En plus, leur concert était incroyable.


J'en ai regardé une bonne partie. C'était vraiment génial, et j'ai eu l'impression qu'on partageait quelque chose en commun. Pour moi, Avatar ressemble un peu à Dominum sur un point : je suis incapable de comparer Avatar à un autre groupe. Bien sûr, on retrouve des influences ici et là, mais il n'y a aucun groupe qui sonne comme Avatar.


Tu vois ce que je veux dire ? Et je pense que c'est un peu pareil pour Dominum. On puise dans une palette de styles tellement large qu'on ne rentre pas vraiment dans une case.


On n'est pas un groupe de metal moderne, on n'est pas un groupe de power metal. On est simplement un groupe de metal. Et je trouve que c'est aussi le cas d'Avatar. Ce serait vraiment amusant d'essayer de voir ce qui se passerait si on mélangeait ces deux univers.



Oui, je pense que ça donnerait quelque chose de vraiment sympa. De sympa et de fun.


Sympa et fun, absolument.



Lors de notre dernière interview, à l'occasion de votre précédent album, tu m'avais expliqué que le groupe était né pendant la période du Covid. Tu disais qu'à l'époque du premier album, vous n'aviez pas encore pu vivre Dominum à son plein potentiel, mais que c'était le cas avec le deuxième. Pour ce nouvel album, est-ce que tu as l'impression que vous poursuivez cette évolution et que vous continuez à grandir à travers l'expérimentation ?


Je pense que oui. Nous avons joué trois morceaux du nouvel album en festival. C'était une véritable expérience, parce que nous les avons joués la veille de la sortie du disque.


On savait plus ou moins que certaines personnes connaissaient déjà The Dead Don't Die, d'autres Immortalis Dominum, d'autres encore Frankenstein… Mais la grande majorité ne connaissait ni The Circus Is In Town ni Nosferatu, puisque nous les avons joués avant même leur sortie.


C'était donc un vrai test : est-ce que ces morceaux allaient réussir à créer un lien avec le public alors que personne ne les connaissait encore ? Et je peux te dire que c'était complètement dingue. Ce qui s'est passé sur The Circus Is In Town était tellement fou que je n'arrivais pas à y croire.


C'était un moment incroyable pendant le concert ! Le show était déjà super, mais dès qu'on a enchaîné avec The Circus Is In Town, puis Nosferatu, un immense circle pit s'est formé, comme on n'en avait encore jamais eu.



Je suis vraiment content pour vous. J'étais au Heavy Weekend, en France, il y a un mois. J'étais là pour prendre des photos et assister aux concerts. Et je dois dire que je n'avais jamais vu le public autant sauter pendant votre concert que sur The Circus Is In Town.


C'était complètement dingue, pas vrai ? Je m'en souviens très bien. C'était seulement la deuxième fois qu'on jouait The Circus en live. Au Heavy Weekend, on ouvrait la journée. Après nous, il y avait Avantasia, puis Savatage et enfin Sabaton. On était donc le premier des quatre groupes.


Et tu sais comment ça se passe en festival : le village est tentant. Ou alors les gens vont chercher une autre bière parce qu'ils se disent que personne ne s'intéresse au premier groupe. C'est ce que certains peuvent penser.


Mais là, comme tu l'as vu, le site était déjà rempli. Et les gens sautaient de l'avant jusqu'à l'arrière de la foule. Alors oui, on était vraiment super heureux. Et c'est génial que tu aies été là !


Félicitations d'avoir ouvert le festival de cette façon. J'étais aussi présente l'année dernière, et le groupe qui avait ouvert avait fait du bon travail, mais pas autant que vous.


Merci beaucoup. Ça me touche énormément. C'est vraiment très gentil de ta part.


Lors de notre dernière interview, tu m'avais expliqué que certaines chansons n'avaient finalement pas été retenues pour The Dead Don't Die. Est-ce que certaines d'entre elles ont finalement trouvé leur place sur Night Is Calling ?


Oui… et non.

Il y a bien une chanson que nous avons volontairement gardée pour ce nouvel album, simplement parce que nous avions le sentiment qu'elle ne correspondait pas vraiment à l'univers du précédent disque. Nous l'avons donc mise de côté, et c'est tout.


En revanche, les morceaux qui n'étaient tout simplement pas assez bons pour le précédent album, nous ne les avons pas ressortis pour celui-ci. Ça n'aurait aucun intérêt. Une chanson qui n'est pas suffisamment bien écrite ne devient pas meilleure avec le temps. C'est même plutôt l'inverse.


Et nous, nous ne voulons pas sortir une musique qui n'est réussie qu'à 90 %. Ce n'est pas notre façon de travailler. Nous visons toujours les 100 %.


Les chansons qui restent à 90 %, il y en a naturellement à chaque album, ce n'est pas quelque chose qui disparaît un an plus tard. Mais si tu sais déjà qu'un morceau ne correspond pas à l'univers du disque, qu'il ne colle pas à son ambiance, alors ne le sors pas. Ça ne sert à rien.



Et comment décrirais-tu l'univers de Dominum à quelqu'un qui n'a jamais écouté votre musique ?


C'est un univers dans lequel on peut plonger pour s'évader du quotidien, oublier ses problèmes le temps d'un instant, passer un bon moment et rencontrer de belles personnes. Parce qu'on a les meilleurs fans du monde. Vraiment. Ils sont tous incroyablement bienveillants.


Même si Dominum est un groupe de zombies, même si nous abordons des thèmes sombres, les retours que nous recevons sont toujours les mêmes : les gens passent un excellent moment grâce à notre musique.

Même quand une chanson traite d'un sujet très sombre, il y a toujours une lumière au fond. Chaque morceau possède son propre noyau lumineux. Et c'est une chose dans laquelle beaucoup de personnes puisent de la force, ce que je trouve vraiment génial.


Notre musique aide certaines personnes à traverser des périodes difficiles. Et puis, quand on vient à un concert... enfin, tu l'as vu toi-même. J'ai l'impression que c'est un véritable échange entre le public et nous. Ce n'est pas seulement nous qui jouons sur scène : tout le monde fait partie du spectacle. Que tu le veuilles ou non, tu es impliqué. Et je pense que, si je devais résumer l'univers de Dominum, ce serait probablement ça.


C'est parfait !
J'ai vu que tu avais toi-même produit cet album. Pourquoi avoir fait ce choix ? Qu'est-ce que cela t'a permis d'apporter qu'une autre personne n'aurait peut-être pas pu apporter ?


Je suis convaincu que d'autres personnes auraient très bien pu le faire. J'ai d'ailleurs de très bons amis à qui je peux toujours envoyer des morceaux quand je manque de recul, quand je suis trop plongé dans le processus créatif, si tu vois ce que je veux dire. À ce moment-là, je n'ai plus cette vision d'ensemble que je peux avoir lorsque je travaille avec d'autres groupes. C'est assez frustrant.


Malgré tout, je pense qu'aujourd'hui, un bon groupe doit être capable de produire sa propre musique à un niveau relativement poussé. Je ne dis pas qu'il faut absolument savoir mixer ou masteriser soi-même, mais je trouve que cela permet de rester au plus près de la vision que l'on a en tête.


Ça passe parfois par des détails qui peuvent sembler anodins : créer un son de batterie, peaufiner une ambiance, concevoir certaines textures sonores… Parce qu'au final, personne ne connaît un morceau aussi intimement que celui qui est en train de l'écrire.


Et puis, nous ne sommes plus à l'époque où un groupe se résumait à deux guitares, une basse, une batterie et un chanteur. Dominum ne fonctionne pas comme ça. Notre musique est un immense puzzle, et il faut comprendre quelle pièce s'assemble avec une autre. Personne ne peut faire ce travail à ta place.


Bien sûr, tu peux trouver quelqu'un pour t'aider. Mais c'est un travail qui demande énormément de temps, même pour moi. Pourtant, je suis probablement la personne la plus proche de ces morceaux au monde. Et malgré ça, c'est parfois un véritable cauchemar de tout mettre en place.


J'apprécie énormément les avis extérieurs, mais aujourd'hui, le cœur de la production se trouve sur mon ordinateur. Peut-être aussi parce que je suis un peu maniaque du contrôle… et surtout parce que j'adore faire ça. C'est aussi simple que ça.


Tous les claviers, toutes les ambiances sonores… ce n'est pas quelque chose que l'on peut simplement demander à quelqu'un en disant : “Fais-moi un son de clavier.” Prenons Immortalis Dominum par exemple. Il nous a fallu énormément de temps pour trouver exactement la bonne couleur sonore, expérimenter, ajuster chaque détail et parvenir à l'équilibre parfait entre tous les éléments.

Je pense que lorsque tu fais ce travail toi-même, tu développes une connexion encore plus forte avec tes morceaux.


Je suis évidemment totalement ouvert à collaborer avec n'importe qui voudrait descendre dans cet enfer avec moi. (rires) Mais je pense qu'il est essentiel d'avoir une vision très précise de ce que tu veux et de réussir à la concrétiser le plus fidèlement possible.


Et puis, il y avait aussi une raison beaucoup plus pragmatique, surtout au début. Faire appel à un producteur coûte cher. Il faut avoir le budget pour ça. Et nous ne l'avions tout simplement pas. Ensuite, il faut encore payer le mixage, le mastering, puis tout le reste… Les dépenses s'accumulent très vite.


Alors on s'est simplement dit : “Faisons de notre mieux avec les moyens que nous avons, et voyons jusqu'où nous pouvons aller comme ça.”


Et enfin -après ça, j'arrête de parler ! (rires)- j'aime vraiment faire ça. Même si c'est l'enfer.



Ça fait sens !

J'ai l'impression que, quand on fait de la musique, il n'y a pas que le résultat final qui compte. Il y a aussi tout le processus de création, et le plaisir qu'on prend pendant ce processus.


Tout est dans le processus. C'est là que naît la connexion.

Aujourd'hui, n'importe qui peut s'abonner à Suno pour, je ne sais pas, sept euros par mois, écrire un prompt médiocre du genre “Fais-moi une chanson de Dominum” ou “ Fais-moi un morceau de power metal avec des zombies”


Et tu obtiendras une chanson qui fonctionne. Mais personne ne s'en soucie. Aucun artiste ne s'en soucie. Parce que comment pourrais-tu créer un lien avec cette musique ?


Créer un morceau n'est que le début. Ensuite, il faut le promouvoir. Il faut faire du marketing, publier des milliards de Reels, gérer les réseaux sociaux… Tout ça demande énormément de temps et d'énergie. Mais où vas-tu trouver la motivation pour faire tout ça si tu n'as aucun lien avec la musique que tu défends ?

Alors oui, tout est dans le processus. Et je pense qu'il faut vraiment en avoir conscience. À mes yeux, c'est même tout l'intérêt.


Quand tu es en tournée, il y a énormément de moments difficiles.

Bien sûr, on le fait pour les concerts. On le fait pour retrouver les fans. Mais on ne passe qu'une heure sur scène. Les vingt-trois autres heures de la journée, on est assis dans un van à manger des burgers médiocres achetés dans une station-service. Tu vois ce que je veux dire ?


Mais c'est justement ça, cette vie. Si tu n'aimes pas passer des heures dans un van avec tes amis, alors ne fais pas ce métier. Tu ne tiendras pas sur la durée.


Et quand tu es assis dans ce van à manger un mauvais burger de chez McDonald's, il faut parfois te rappeler : “Là, maintenant, on est en train de vivre notre rêve.”

Ça peut paraître un peu sarcastique dit comme ça… mais au fond, c'est vrai.



Et si cet album était la bande originale d'un film, ce serait quel genre de film ?


Waouh… Excellente question.

Je pense que ce pourrait être le dernier film Nosferatu, puisqu'on a une chanson qui porte ce nom. Ce serait vraiment drôle que ce film épique soit complètement gâché par notre musique.

(rires)


Ce serait vraiment amusant. Et puis, ça donnerait peut-être une ambiance totalement différente au film. Quelque chose de beaucoup plus agressif, de beaucoup moins esthétique. Ça pourrait être très drôle.



Oui, complètement.

Votre tournée européenne débutera dans quelques mois, avec un premier concert à Paris. Vous avez hâte ? À quoi peut-on s'attendre sur cette tournée ?


J'ai tellement hâte, tu n'imagines même pas. On est en train de préparer énormément de choses. En ce moment, je travaille sur la setlist et sur tous les éléments du spectacle.


J'appelle notre régisseur de production tous les jours et il me répond toujours la même chose : “Non, c'est trop cher” ou “Tu es complètement fou ?”

(rires)


Mais certaines de mes idées ont quand même réussi à passer. Donc oui, on a vraiment hâte de pouvoir enfin proposer le spectacle qu'on imagine depuis tout ce temps.


Et puis, cette fois, les gens viendront pour nous. Ils connaissent déjà notre musique. On a fait énormément de tournées en première partie, où tu montes sur scène avec l'objectif de convaincre le public que ton groupe vaut le détour.


Là, tous ceux qui viendront nous voir auront déjà écouté Dominum. On n'aura plus besoin de convaincre qui que ce soit. On pourra simplement nous concentrer sur le fait de divertir le public, de profiter de la musique et de faire une immense fête tous ensemble.

J'attends vraiment cette tournée avec énormément d'impatience.



J'ai vraiment hâte de voir ça !

Pour terminer, est-ce que tu aurais un message pour les personnes qui vous écoutent ?


Oui : soyez bienveillants les uns envers les autres, et le monde sera un endroit meilleur !



La tournée débutera le 24 novembre à Paris, vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Merci beaucoup pour ces mots. Félicitations pour ce nouvel album, merci d'avoir pris le temps de répondre à mes questions aujourd'hui, et j'espère vous revoir lors de cette tournée.


Merci à toi, c'était vraiment un plaisir. À très bientôt sur la tournée !

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