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Interview : Eden Bisiot

HIGHWAY

HIGHWAY

Avril 2026

Un album humain, sans limites : Highway en mission rock’n’roll

À l’approche de la sortie de Last Call for Rock’n’Roll, Highway affirme plus que jamais son identité : un rock direct, lumineux et sans compromis. Entre riffs accrocheurs, mélodies soignées et influences assumées, le groupe livre un album pensé comme un véritable appel au rassemblement.


On a rencontré Benjamin et Ben pour parler création, évolution… et de cette envie simple mais essentielle : faire du rock qui fait du bien.

Bonjour tout le monde. Salut ! Avec Benjamin (chanteur) et Ben (guitariste) de Highway. Comment allez-vous ?
Ben
- Très bien.
Benjamin - Très bien, et toi ?

Bien. Comment se passe cette journée promo ? Comment est-ce que vous vous sentez face à toute cette hype autour de l'album ?
Ben - C'est top ! C'est cool, c'est du plaisir.
Benjamin - Ça avance, ça arrive. On est de plus en plus impatients.
Ben - La sortie est imminente. On est ravis et c'est super de rencontrer les médias, de discuter de tout le travail qu'on a fait depuis plus d'un an. Et voilà, c'est l'aboutissement. Le bébé va naître bientôt. On a hâte.

Le 24 Avril 2026 sortira Last Call for Rock'n'Roll. Alors pourquoi ce titre ? Pourquoi “Last Call” ?
Benjamin - Eh bien, parce qu'en gros, on avait envie que ce soit un album un peu fédérateur. Que ce soit une sorte de ralliement autour de ce titre, Last Call for Rock'n'Roll, pour dire : voilà, on n'est pas perdus. Il y a une petite thématique fin du monde un peu sur la pochette de l'album.
Ben - Et dans la vie.
Benjamin - Non, quand même pas. Mais voilà, on avait envie de dire que le rock est là, on est toujours là, nous, et puis les autres artistes. Et puis Last Call for Rock'n'Roll, c'est un joli cri de bataille.
Ben - Oui, de bataille, de ralliement. Et voilà, le rock'n'roll sauvera le monde.
Benjamin - Il faut le répandre, c'est une bonne parole.
Ben - C'est le haut-parleur et on dit : allez, venez, c'est le dernier appel. Venez, c'est maintenant qu'il faut nous rejoindre.

Mais du coup, est-ce que ce n'est pas un peu paradoxal ? Parce que finalement, vous ramenez un style qui était plus en vogue dans les années 80-90, au goût du jour. Est-ce que ce n'est pas un petit peu paradoxal de parler de ‘Last Call’ pour un renouveau ?
Ben - Non, justement, on en a besoin. Il n'y en a plus trop, en fait. Et je pense que ce rock good vibe qu'on propose, on en a besoin. Tout le monde en a besoin dans sa vie et il ne faut pas rater l'appel. C'est juste ça. Donc ce n'est pas paradoxal. Nous, on est comme ça, on propose ce genre de musique et je pense que les gens en ont besoin. Donc du rock'n'roll qui fait du bien. Simple. Pas dépressif.
Benjamin - Oui, c'est vrai.
Ben - Du rock'n'roll good vibe. Non, c'est vrai qu'il y a beaucoup, dans le métal et le rock, une vague, je trouve, où il y a quand même un côté sombre de plus en plus. Et je pense qu'on a besoin de lumière.
Benjamin - On a envie d'amener de la couleur. D'amener du fun, de l'envie, de la joie de vivre.
Ben - Donc c'est ça, pour nous, le rock'n'roll.

Et comment a démarré la création de l'album ? Qu'est-ce qui l’a fait démarrer ?
Ben - Le temps était venu.
Benjamin - Oui, c'est ça. On sortait d'une période Covid où on travaillait sur un album acoustique et on avait envie de refaire un album électrique, comme on en avait fait auparavant, mais en plus abouti, avec plus de travail, plus de recherche sur les mélodies, les sons. Et on avait envie de montrer ce qu'on sait faire de mieux, encore, que ce qu'on faisait avant.
Ben - Oui, donc c'est ça, ça a commencé comme ça. L'album d'avant sortait en février 2022, donc 2023-2024, on a tourné autour de ça. Et puis après, on s'est relancés dans l'écriture de Last Call. De toute façon, c'est un processus sans fin. Quand on aime écrire des chansons, on en sort, on en réécrit d'autres…
Benjamin - On fait un album, on fait des concerts, et puis on a envie de faire un autre album. On a évolué, on a grandi, on a des vies qui ont changé (ou pas). Et on a envie d'amener ce qu'on sait faire maintenant, de nouvelles choses, se nourrir des dernières années.
Ben - C'est le process d'écriture d'artiste.

Et si vous deviez choisir qu'une seule chose, selon vous, qu'est-ce qui a le plus évolué depuis votre premier album ?
Benjamin - Une seule chose… Les mélodies. Le travail sur les mélodies, le travail sur les voix, le travail sur tout. On avait déjà des morceaux avec des refrains très accrocheurs. Là, l'idée, c'était de pousser au maximum ce curseur-là, de se dire : “waouh, c'est sympa, cette musique, elle reste dans la tête”. Et on a vraiment essayé de travailler ça à fond.
Ben - Oui, sur la mélodie, effectivement. Au début, pour moi, une chanson, ça devait être un bon riff de guitare, d'abord. Tu vois, j'avais tendance à privilégier la guitare. Et après, on écrivait une mélodie, on chantait dessus. Maintenant, vraiment, le cœur de la chanson, pour moi, c'est la mélodie. Et en tant que compositeur, c'est vrai que maintenant, j'écris presque d'abord une ligne de chant, avec des accords derrière, et puis on tisse le reste. J'ai un peu switché ma manière de voir les choses. Avant, c'était vraiment la guitare, et on se débrouillait avec ça. Maintenant, ce qui doit toucher les gens, nous et le public, ce qui doit faire du bien, c'est la mélodie. Donc c'est ça qui a changé, je trouve.

Est-ce qu'il y a des titres que vous avez commencé à composer qui ne figurent pas sur l'album ?
Ben - Il y a des bouts, oui. Après, si on allait au bout d'une chanson, elle est sur l'album. Mais oui, il y a plein de riffs qui traînent. J'ai plein de riffs dans le téléphone, des trucs de jam… Il y en a plein qui serviront sûrement de point de départ pour l'album d'après.
Benjamin - Non, tout ce qui était fini est sur l'album.
Ben - La crème de la crème, c'est sur l'album.

Et comment vous composez en tant que groupe ?
Ben - Généralement, j'écris une idée générale, musique, air de voix, et après je le propose au groupe, et chacun met sa patte. La batterie, la basse, le chant… Moi, je fais les fondations, en gros.
Benjamin - On construit ensemble.
Ben - Voilà, on construit ensemble. La déco, tout ça.
Benjamin - On finit par les rideaux.
(rires)

On est sur un album qui balance du rythme et des gros riffs, comme dans Action, et on a aussi du plus doux, notamment sur Mayday, qui sonne presque comme une balade.
Benjamin - Oui, c'est une balade.
Ben - C'est une balade personnelle, à part. Ce n'est pas non plus la power ballade classique.
Benjamin - C'est mignon, quoi. J'espère qu'elle sera dans le quiz. (rires)
Ben - C'est une balade un peu mélancolique, plutôt folk années 60, à la Simon & Garfunkel.
Benjamin - Très centrée sur les voix, sur les harmonies. Et qui parle d'un sujet personnel.
Ben - Oui, je l'ai écrite après la mort de mon père. Mayday, c'était le choc du décès, les émotions brutes chantées. Donc ça ne pouvait pas être un morceau très fun. Mais en même temps, dans la mélodie, il y a une certaine lumière, un certain espoir. C'est un cri personnel, mais remis en musique avec l'idée qu'à un moment donné, il y a une lumière qui fait que tu vas sortir de tout ça. Qui peut aider, je pense. C'est un sujet qu'on traverse tous, après la mort d'un être cher. Malheureusement, on va tous le vivre. Et je pense que cette chanson peut parler à tout le monde. Et c'est une mélodie pure. Ce n'est même pas un style musical, c'est une chanson. Ça peut plaire à tout le monde. Donc j'espère qu'elle aura l'écho qu'elle a en nous.

Et est-ce qu'il y a un titre qui compte presque autant pour toi (Benjamin) ?
Benjamin - Autant, non, ce n'est pas possible. Mayday est vraiment à part. Mais tous les morceaux me touchent. Moi, j'aime beaucoup Bang Bang. Il me donne envie de vivre, tout simplement. Dès que je l'ai entendu, j'avais déjà les images du clip en tête. Ce côté : je marche dans la vie, je suis heureux. J'ai envie que ma vie soit comme ça. C'est très festif, très léger.

Et sur Bang Bang, on est un peu… Il y a ces petites vibes blues, un peu country en fond. On voit dans toute votre discographie que vous ne vous refusez rien.
Ben - On ne se refuse rien.
(rires)

On a vraiment l'impression que s'il y a une sonorité qui vous plaît, vous ne vous posez pas la question.
Ben - Exactement. No limits.
Benjamin - Tout ne marche pas. Il y a des trucs où tu te dis : non, on est peut-être allés trop loin.
(rires)

C'est là où j'allais en venir. Est-ce qu'il y a un exemple précis ?
Benjamin - Un exemple précis, non, je ne sais pas. Peut-être que toi (Ben), tu en auras plus que moi.
Ben - Non, un exemple précis qui ne marche pas, je n'en ai pas, mais on le voit tout de suite si ça ne marche pas.
Benjamin - Oui, c'est ça. On a beaucoup bossé sur les harmonies, les chœurs, les guitares, avec plein de choses, et forcément il y a des moments où on est allés trop loin. À un moment, tu te dis : non, c'est bon, ça ne sert à rien d'aller plus loin.
Ben - Et ça, c'était le rôle de notre producteur de dire : les gars, c'est trop, le mieux est l'ennemi du bien. Mais oui, c'est ça, trouver la place. En même temps, quand ça ne va pas, ça ne va pas. Et notre producteur nous a bien cadrés là-dessus aussi, si c'était nécessaire. On ne se met pas de limites pour créer ce qu'on a envie de créer, mais après, si ça ne marche pas, ça ne marche pas. Mais c'est vrai qu'on adore le folk, la country, moi je suis un gros fan de country, il y en a forcément des réminiscences. Mais j'adore aussi le thrash, il y en a un peu aussi. Il y a un peu de tout. On aime plein de choses, donc on ne se dit pas qu'il faut faire du hard pur. Peut-être que ça ne plaira pas à ceux qui aiment uniquement le hard pur et dur, mais nous, on s'en fout. On fait ce qui nous plaît. Et ça peut aussi amener des gens qui n'aimaient pas le hard vers le rock et le metal. On fait la musique qui nous ressemble, et voilà. Et ça marche. C'est cool.

Tu parlais du producteur, justement, Brett Caldas Lima. Comment est-ce que vous sentez qu'il a influencé l'album ?
Ben - À plein de niveaux. On avait déjà travaillé avec lui sur l'album précédent, mais là, on est allés encore plus loin. Il nous a créé une vraie signature sonore.
Benjamin - Il nous a aidés à mieux faire ce qu'on savait déjà faire. Il a sublimé nos idées, nos envies. Il nous a vraiment amené quelque chose en plus pour aller chercher le meilleur de nous-mêmes. Les morceaux existaient déjà, mais le fait de travailler avec lui les a vraiment sublimés.
Ben - C'est ça. Il sait faire. Il nous a permis de franchir des caps, il nous a dit : allez-y les gars.
Benjamin - Oui, parce qu'il y a des moments où, en studio, tu n'aurais jamais pensé aller aussi loin que ce qu'on a fait.
Ben - Ou interpréter les choses de cette manière.
Benjamin - Exactement.
Ben - Et ça, c'est génial d'avoir ce regard-là, c'est un vrai plus, un vrai luxe.

Est-ce qu'il y a quelque chose sur l'album que vous avez expérimenté pour la première fois ?
Ben - Oui, sur le plan guitaristique déjà. C'est la première fois que je travaille autant les sons de guitare. On a multiplié les amplis, fait des mélanges, testé différentes guitares. Avant, j'arrivais avec mon riff et on jouait comme ça. Là, on a vraiment cherché le son spécifique pour chaque morceau. Chaque chanson a sa propre vie, son propre son, tout en gardant une unité sur l'ensemble de l'album. C'est la première fois que je vais aussi loin dans ce travail-là, et c'est génial parce que chaque morceau a vraiment le son qu'il mérite. La voix aussi, on est allés très loin. On avait déjà commencé sur l'album précédent, mais là encore plus. Et puis il y a plein de premières fois, avec des percussions qu'on n'avait jamais utilisées… C'est très riche. Je pense que c'est le travail le plus abouti qu'on ait fait.

Qu'est-ce que vous voulez que les gens retiennent après avoir écouté l'album ?
Ben - Qu'ils se sentent heureux.
Benjamin - Qu'ils se sentent bien, qu'ils se sentent heureux. Moi, j'ai envie qu'ils se disent : qu'est-ce qu'il vient de se passer là ?
Ben - Ouais, que c'était ouf.
Benjamin - Et qu'ils aient envie d'y revenir. Qu'ils se disent : attends, je n'ai pas tout compris à la première écoute, il faut que j'y retourne.
Ben - Et qu'ils y reviennent plein de fois.
Benjamin - C'est ça dont j'ai envie : qu'à la fin de l'album, ils se disent qu'ils ont vécu quelque chose.
Ben - Oui, qu'ils aient passé une heure avec plein d'émotions : du fun, des moments plus durs, de la mélancolie, de l'énergie, du sourire… de l'humain.
Benjamin - Oui, tu passes par plein d'émotions. C'est un album humain, fait par des humains, pour des humains.

Et est-ce que vous avez un message pour vos fans ?
Ben - Merci les gars, merci à tous.
Benjamin - Merci de nous suivre depuis aussi longtemps pour certains, il y en a qui sont là depuis le début, et ça fait plaisir.
Ben - Bienvenue aux nouveaux aussi.
Benjamin - Continuez à répandre la bonne parole du rock'n'roll qu'on essaie de faire passer avec Highway.
Ben - Oui, avec notre musique. Venez nous voir en concert. La musique vit aussi sur scène, donc venez soutenir les groupes, nous, les autres, la scène locale, la scène française. Il faut que ça reste vivant. Donc rendez-vous en concert.

Eh bien, je vous remercie.
Benjamin & Ben - Merci à toi !

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