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Interview : Eden Bisiot

KHEOS

KHEOS

Juillet 2026

KHEOS revient sur la création d'Oxymore, son premier album !

Avec Oxymore, KHEOS signe un premier album ambitieux qui brouille volontairement les frontières entre Deathcore, Metalcore et influences cinématographiques. Derrière cette dualité musicale se cache une véritable réflexion autour des émotions, du storytelling et de l'identité du groupe.


À l'occasion de la sortie de ce premier opus, nous avons rencontré Aimane et Stéphane pour revenir sur la naissance de l'album, son processus de création, les collaborations qui l'ont façonné, leur vision du live ainsi que l'avenir de KHEOS.

Bonjour à tous ! On se retrouve aujourd'hui avec Stéphane et Aimane, du groupe KHEOS. Comment allez-vous ?


Stéphane - On va très bien, merci de nous recevoir pour cette interview.



Alors, si on se retrouve aujourd'hui, c'est parce que vous avez récemment sorti votre premier album, Oxymore, le 4 mars 2026. On connaît tous la signification du mot « oxymore », mais je ne l'ai pas forcément retrouvé dans les titres des chansons. En revanche, je l'ai davantage ressenti dans l'aspect musical et sonore de l'album. Est-ce que vous pouvez m'expliquer le choix de ce titre ?


Aimane - En fait, il faut savoir qu'à la base, on aime beaucoup tout ce qui est Metalcore, Deathcore et, plus généralement, le Modern Metal. Au moment de composer l'album, on avait du mal à trancher entre ces différentes influences. Finalement, plutôt que de choisir, on s'est dit : « On va mettre les deux, tout simplement. »


Déjà, rien que dans le style musical, comme tu l'as souligné, il y a une vraie ambivalence. On retrouve une cassure au milieu de l'album. Mais ce n'est pas seulement vrai sur le plan musical, ça l'est aussi dans les chansons elles-mêmes. L'idée était, par exemple, d'avoir des morceaux très violents, très Deathcore, très brutaux, mais avec des paroles parfois plus douces, plus calmes, en tout cas d'un point de vue lyrique. Et, à l'inverse, d'aborder des thèmes très lourds, comme le deuil, sur des morceaux davantage orientés Metalcore, avec un peu plus de douceur et de mélodie.


L'album s'est construit de cette manière. Et puis, sur la composition, on a aussi beaucoup appris. Peut-être que Stéphane pourra en témoigner. Au départ, on était simplement un groupe de Metalcore. Mais plus on progressait sur nos instruments, plus on avait envie, comme beaucoup de musiciens, d'aller chercher davantage de technicité, de vitesse et de complexité. Cette évolution nous a amenés très naturellement vers le Deathcore.


Stéphane - Je suis plutôt d'accord avec tout ce qu'Aimane vient de dire. Je ne sais pas si tu as eu l'occasion de lire les paroles, mais on aborde beaucoup d'univers différents. L'idée de l'album était de créer un univers propre à chaque morceau. Certains sont très sombres, d'autres beaucoup plus poétiques, presque féeriques, mais toujours avec une approche très cinématographique.


C'est aussi lié au fait qu'Aimane travaille dans l'audiovisuel. C'est son métier. Et puis, on est tous passionnés de cinéma, de séries et de culture animée, notamment les shōnen. Tout cela a énormément influencé notre manière de composer, avec cette envie constante de raconter une histoire.


L'album est volontairement divisé en deux parties : les six premiers morceaux sont plus orientés Deathcore, avec des sonorités très lourdes, tandis que la seconde moitié est plus aérienne et davantage Metalcore, surtout les deux derniers titres. Malgré cette séparation, on a toujours cherché à conserver cette dualité entre les paroles et la musique. C'est vraiment quelque chose qu'on retrouve dans chacun des morceaux de l'album.


Aimane - Ce que je pourrais ajouter, c'est que, de manière générale, l'album est une réflexion introspective autour des sentiments. Qu'est-ce qu'une émotion ? Comment la gérer ? Comment s'y adapter ? Le titre Oxymore faisait aussi sens parce qu'on peut très bien être en colère tout en ressentant une profonde tristesse, ou être triste tout en éprouvant une certaine forme de bonheur. Finalement, d'un point de vue sémantique, l'album rassemble toutes ces contradictions.



Alors, j'avoue que je l'ai beaucoup ressenti. Là, je vais vraiment parler de votre DA sonore, de votre identité musicale. Même si on retrouvait déjà cette violence sur vos précédents titres ou sur l'EP Down to Hell, il y a, sur cet album, un mélange avec le piano sur la plupart des morceaux, qui vient justement casser cette brutalité. Est-ce qu'on peut considérer que c'est votre nouvelle identité ? Ou est-ce que c'était surtout propre à cet album et que vous verrez ensuite au fur et à mesure de vos prochaines sorties ?


Aimane - On va dire que c'est notre premier album, donc ça a aussi été une vraie source d'apprentissage pour nous. Aujourd'hui, on sait que nos prochaines sorties vont s'orienter vers quelque chose d'un peu plus brutal. Toujours mélodique, mais avec un côté plus bourrin, plus primitif.

On s'est rendu compte, au fur et à mesure qu'on jouait les morceaux et qu'on avançait sur l'album, que c'était finalement ce qu'on préférait jouer. Mais aussi qu'il y avait beaucoup de personnes qui attendaient ce côté plus brutal dans notre musique.


Je pense que, pour les prochaines sorties, on va se diriger vers quelque chose d'un peu plus marqué, plus profond, plus dur, plus sombre. En revanche, on veut toujours conserver cette identité émotionnelle et mélodique dans nos morceaux. C'est quelque chose auquel on tient.



Et au niveau de votre DA visuelle, puisque vous en parliez, il y a un véritable aspect cinématographique qui se retrouve, je trouve, aussi bien dans les pochettes de l'album que dans les clips. On y retrouve également quelques inspirations japonaises. Est-ce que vous pouvez nous expliquer cette direction artistique ?


Aimane - En fait, on a à peu près tous la trentaine dans le groupe. On est de cette génération des années 90. On a grandi avec les mangas, les animés, certains films, les thrillers, etc.


On s'est dit qu'on allait essayer de faire un consensus de tout ce qu'on aime, aussi bien dans la musique que dans nos goûts communs pour l'audiovisuel. On s'est aussi rendu compte que cette génération des années 90 a connu beaucoup de groupes avec des masques ou une identité visuelle très forte. L'idée, pour nous, c'est de ne pas oublier d'où on vient et de retranscrire tout ça visuellement.


En réalité, on n'a pas une direction artistique figée. Ce qu'on aime, c'est surtout créer des lores, de manière générale. On veut développer des histoires à travers nos clips, notre direction artistique et un univers assez sombre. Même en concert, on aime porter des masques et proposer un show le plus qualitatif possible.


On essaie vraiment de toucher à tout. Je ne sais pas si Stéphane pourra mieux compléter là-dessus, mais notre objectif est d'avoir une identité suffisamment forte pour que les gens se disent : il y a la musique, bien sûr, mais le visuel l'accompagne vraiment. On veut que les gens aient envie de revenir voir nos concerts et qu'ils se disent que ce n'est pas juste un concert parmi d'autres.


Stéphane - Oui, je pense que ce qu'Aimane essaie d'expliquer, c'est que, dès la conception de l'album, avec toutes nos influences cinématographiques, on cherche à tisser une véritable trame narrative. Le but est d'embarquer les gens avec nous dans une histoire, que ce soit à travers le lore, les visuels ou même les concerts.


Finalement, ce qu'on cherche avant tout, c'est à créer une ambiance et à provoquer des émotions, que ce soit à travers les paroles ou simplement à travers la musique. Il ne faut pas oublier que la musique est avant tout un vecteur d'émotions.


C'est vraiment ce qu'on a essayé de faire sur les différents morceaux d'Oxymore. Et c'est aussi ce qu'on recherche en live : créer une forme de communion avec le public. Ensuite, chacun est libre d'y trouver sa propre interprétation et sa propre sensibilité, que ce soit en découvrant un morceau de KHEOS sur scène ou en l'écoutant chez soi.



Et du coup, comment se déroule votre processus créatif en studio ? Justement, il y a toute cette dimension émotionnelle, mais aussi tout le travail autour de l'aspect sonore. Par quoi commencez-vous généralement ?


Aimane - Généralement, ça part d'une idée, soit thématique, soit sonore. La plupart du temps, c'est François ou moi qui composons les premières bases des morceaux. Ça peut partir d'un riff de guitare, d'un thème, ou encore d'un film que j'ai regardé et qui m'a inspiré une idée sur laquelle je vais écrire.


Ensuite, pour finaliser les compositions, tout le groupe s'y met. Chacun apporte sa patte et on réarrange les morceaux tous ensemble.


Ce qu'il faut aussi savoir concernant cet album, c'est qu'on a collaboré avec Chris Wiseman, le guitariste de Shadow of Intent et de Currents. Il a produit et mixé l'album, mais il avait également un droit de regard sur nos compositions. Ça nous a permis d'apprendre énormément et d'aller encore plus loin dans notre manière de travailler nos morceaux.


Chris Wiseman, c'était un peu le producteur et le mixeur rêvé pour nous, dans le sens où il joue dans deux groupes dont les styles sont très proches de ce qu'on propose sur l'album : un groupe de Metalcore et un groupe de Deathcore mélodique. Ça ne pouvait vraiment pas mieux tomber.


Il nous proposait parfois des idées de réarrangement. Parfois, on les retenait, parfois non. Mais toutes ses remarques étaient pertinentes et nous apportaient toujours quelque chose dans notre réflexion autour des compositions.


Au final, le fonctionnement est assez simple : François ou moi réalisons les premières ébauches des morceaux, puis chacun apporte sa contribution. Stéphane, par exemple, propose parfois des parties de batterie un peu plus brutales ou réarrange certains passages. De son côté, notre autre guitariste, Rémi, apporte davantage sa sensibilité de soliste. Et c'est comme ça que les morceaux prennent leur forme définitive.



Je vais revenir sur le merveilleux guitariste dont tu parlais, parce que plusieurs personnes ont collaboré sur cet album et y ont apporté leur patte. Je pense notamment à Valérie Chantraine, au groupe AHNA ou encore à Solar Eruption. Comment sont nés ces featurings et, selon vous, qu'ont-ils apporté à l'album ?


Aimane - Il faut savoir qu'il y a une grosse communauté metal. Nous, on est du Nord, de Lille, et il y a une scène qui est vraiment en train d'émerger en France. Beaucoup de groupes commencent à se faire connaître, y compris à l'international.


Comme c'était notre premier album, on avait aussi envie de faire participer des amis et des personnes qu'on connaissait, qui ont un vrai talent dans leur domaine. C'est comme ça qu'on a très vite eu envie de collaborer avec Cyril de Solar Eruption, Oriane de AHNA et Valérie Chantraine de Penumbra.


Ce sont avant tout des amis, des personnes avec qui on a grandi sur scène. Et en plus, ce sont des artistes extrêmement talentueux. Certains sont même, selon nous, au sommet de leur art, notamment sur le plan vocal.


Plutôt que d'aller chercher des personnes déjà très connues, on a fait le choix de rester proches de notre scène locale. L'idée, c'était de se dire qu'on allait essayer de grandir tous ensemble. Et finalement, tout s'est fait très naturellement.


Stéphane - On a choisi trois chanteurs de notre entourage, avec qui on a partagé beaucoup de concerts. On les a vus évoluer au fil des années et chacun a été placé de manière assez stratégique, sur le morceau qui lui correspondait le mieux.


Par exemple, Cyril intervient sur Immortal Warfare. Il maîtrise parfaitement les techniques de chant extrême, les high zombie throats (je ne connais pas tous les termes techniques, je suis batteur !) mais il est vraiment impressionnant dans ce registre.


Ensuite, il y a Valérie et son chant lyrique, qui est absolument incroyable. Et puis Oriane, qui excelle dans tout ce qui touche au Metalcore. Les vocalises qu'elle apporte sur Home déclenchent une véritable émotion. C'est d'ailleurs mon morceau préféré, notamment parce qu'elle y participe.



Cet album est sorti il y a maintenant un peu plus d'un mois. Est-ce que vous avez eu les retours que vous espériez ? Comment vous situez-vous par rapport à son accueil ?


Stéphane - Si je peux prendre la parole en premier, Aimane… On a été un peu surpris par l'accueil de l'album parce qu'il est particulièrement bien reçu là où on l'attendait le moins. En fait, c'est la partie la plus violente qui fonctionne le mieux. Elle est vraiment très bien accueillie par le public, alors que nous, on pensait plutôt que les morceaux les plus accessibles ressortiraient davantage.


Au final, c'est vraiment cette facette plus brutale que les gens ont préférée. Ça nous a donc surpris, mais ça nous a aussi permis de mieux dessiner la trajectoire de KHEOS pour la suite et de continuer à construire notre identité.


On avait également mis en place une stratégie de communication assez développée autour de l'album, en sortant plusieurs singles avant sa sortie officielle. On a d'abord dévoilé Immortal Warfare, puis The Figure of Echo, ensuite Wrath of Kronos et enfin Home. L'idée était aussi de voir quelle partie de l'album allait le mieux fonctionner auprès du public.


On s'est rendu compte que les morceaux les plus violents, ainsi que leurs clips, obtenaient davantage d'écoutes et de vues. Donc voilà un peu ce que je peux dire là-dessus. Je ne sais pas si toi, Aimane, tu souhaites ajouter quelque chose.


Aimane - Non, je pense que tu as tout dit. Ça nous rassure surtout dans l'idée de continuer à aller vers quelque chose d'un peu plus violent pour la suite, comme je le disais tout à l'heure.


Et puis, tous les retours qu'on reçoit sont bons. Même des personnes qui n'écoutent pas forcément de metal extrême nous disent qu'elles apprécient ce qu'on fait. Ça nous a agréablement surpris. On reçoit aussi des critiques très constructives, donc, pour le moment, on est vraiment très contents de l'accueil réservé à cet album.



Je voudrais revenir sur la sortie des premiers singles avant l'album. J'ai vu que Macabre était sorti en septembre 2023 et Jikan en avril 2024, avant que tout s'enchaîne avec Immortal Warfare en novembre dernier. Pourquoi avoir sorti ces deux singles aussi tôt, puis attendu avant de lancer le reste de la promotion de l'album ?


Aimane - En fait, le premier single qu'on a sorti, c'était Macabre. Ensuite, il y a eu une longue période de gestation parce que Chris Wiseman fait partie de deux groupes. Au final, le projet de l'album s'est étalé bien plus longtemps que ce qu'on imaginait au départ.


On a eu énormément d'allers-retours entre lui et nous. Parfois, il partait en tournée, donc il y a eu plusieurs périodes pendant lesquelles il n'était tout simplement pas disponible. Malgré ça, on ne se voyait pas changer de producteur, parce que c'était vraiment lui qu'on voulait. Il y avait donc déjà toute cette contrainte logistique liée au temps.


Ensuite, Chris Wiseman nous faisait aussi beaucoup de retours sur nos morceaux. Il portait un regard très critique sur les compositions, en nous disant ce qui fonctionnait, ce qui fonctionnait moins et ce qui pouvait être amélioré. Ça nous a amenés à repenser certaines chansons et à retravailler plusieurs compositions. Tout ça a encore allongé le temps de développement de l'album.


En revanche, Macabre et Jikan étaient vraiment les deux premiers morceaux sur lesquels on savait précisément où l'on voulait aller artistiquement. Macabre représentait clairement la facette Deathcore, tandis que Jikan incarnait davantage le côté Metalcore.

Ces deux morceaux ont permis à Chris Wiseman d'avoir une première vision d'ensemble de notre projet, mais ils nous ont aussi permis, à nous, de mieux comprendre dans quelle direction allaient évoluer les compositions suivantes.



Finalement, la chanson qui a véritablement lancé cette nouvelle ère avant la sortie de l'album, c'est Immortal Warfare. C'est aussi le premier morceau de l'album. Pourquoi avoir choisi ce titre-là pour ouvrir cette nouvelle période, et pourquoi en avoir fait le premier morceau du disque ?


Aimane - On savait qu'il y avait des personnes qui attendaient cet album, et on voulait arriver fort, très fort, de manière très brutale. Immortal Warfare, c'est aussi le morceau qui nous définit le mieux en termes de musique. Bien sûr, il y a des influences Deathcore, des influences symphoniques, mais aussi quelques inspirations trap et électro, par petites touches.


Il y a vraiment tout un ensemble d'influences qui, selon nous, représente le mieux KHEOS. On s'est donc dit : « Voilà, on pose directement Immortal Warfare sur la table. » Comme ça, les gens savent immédiatement s'ils vont accrocher à l'album ou non. On pensait que c'était la meilleure manière d'interpeller les auditeurs dès le départ.


Stéphane - Oui, et puis l'album commence par un break de batterie, donc forcément, c'est parfait ! (rires)


Plus sérieusement, ça fait aussi partie de ce qu'on a appris pendant la création de l'album : comment construire une montée en tension tout au long de l'écoute pour garder les auditeurs avec nous jusqu'au bout.

On sait qu'il faut capter leur attention dès les premières secondes. Immortal Warfare était le morceau le plus percutant pour atteindre cet objectif.


Si tu écoutes l'album dans son ensemble, tu te rends compte que ce n'est pas une ligne droite. Il y a constamment des variations d'intensité. Ça fait partie de toute l'ingénierie sonore et de la stratégie que nous avons développées pour emmener les auditeurs dans nos histoires, en jouant justement sur ces alternances : parfois ralentir le rythme, parfois augmenter l'intensité.


Tout cela était vraiment réfléchi. Et au final, on pense qu'Immortal Warfare était le meilleur choix pour commencer l'histoire d'Oxymore.



Est-ce qu'il y a un titre sur l'album qui compte particulièrement pour vous, pour une raison ou une autre ?


Stéphane - Je pense qu'on va tous avoir notre morceau préféré. (rires) Mais globalement, Aimane, il y en avait un sur lequel on était tous d'accord, non ?


Aimane - Je pense que, si on devait en choisir un en commun, ce serait Wrath of Kronos. Il y a de grandes chances, oui.


C'est un morceau assez technique. Étrangement, au niveau de la composition, il a un côté Deathcore old school, mais remis au goût du jour. Il y a quelque chose d'assez intemporel dans cette chanson. Je pense que c'est aussi pour ça que tout le monde l'apprécie autant, que ce soit à jouer ou simplement à écouter.


Je dirais que c'est aussi le morceau dont on est le plus fiers.


Stéphane - Je trouve qu'il correspond vraiment bien à l'image du groupe. Même si, au final, je pense que l'identité de KHEOS va surtout tendre vers Wrath of Kronos et Immortal Warfare. Ce sont un peu les deux morceaux chouchous du groupe.


Et puis, en live, ce sont ceux qui fonctionnent le mieux. C'est là que ça tabasse le plus ! Comme on les aime beaucoup, je pense que ce sont aussi ceux sur lesquels on est les plus à l'aise sur scène.



C'est justement là que je voulais en venir : le live. C'est le point sur lequel je me suis le moins renseignée, faute de temps. Est-ce que des concerts sont prévus pour défendre cet album sur scène ?


Stéphane - Pendant toute la conception de l'album, on a volontairement levé le pied sur les concerts parce qu'on consacrait énormément de temps au projet. On voulait vraiment réaliser quelque chose de la meilleure qualité possible.


Concernant les dates en France, c'est encore en cours de réflexion. Avec les hausses récentes du prix du carburant, organiser une tournée représente un coût important, surtout lorsqu'il faut traverser le pays.


En revanche, on est déjà programmés sur deux festivals européens : un aux Pays-Bas et un en Espagne. Celui en Espagne aura lieu d'ici la fin de l'année, et celui aux Pays-Bas est prévu pour l'année prochaine.*


Pour la France, tout est encore en préparation. On a vraiment envie de jouer, il faut simplement trouver les bons organisateurs et les bonnes salles pour que tout soit viable d'un point de vue logistique.



C'est très cool d'entendre ça. Je vous souhaite que ça se concrétise rapidement, dans les meilleures conditions.


Stéphane - Merci !



Est-ce que les morceaux de cet album ont déjà été pensés pour la scène ? Ou est-ce qu'il y a encore des adaptations sur lesquelles vous travaillez ?


Aimane - On les a déjà pratiquement tous travaillés pour le live. On a déjà un univers scénique assez développé en termes de show.


Ce qui est intéressant avec le groupe, c'est que chacun exerce un métier différent en dehors de la musique. Du coup, ça nous permet d'apporter beaucoup de choses au projet. On a notre propre show lumière, un laser, nos propres masques de scène… On s'était aussi dit qu'on enlèverait les masques à certains moments des morceaux. Il y a toute une trame narrative qui accompagne le concert.


La setlist est déjà bien rodée. Après, ça dépend toujours des salles. On reste un groupe indépendant, donc tous les lieux ne peuvent pas forcément accueillir l'ensemble de notre matériel, notamment tout ce qui concerne les lumières.


Mais, dans l'ensemble, on commence à être vraiment bien rodés sur scène.



Vous êtes parés, quoi !

Je pense que ce sera ma dernière question. Est-ce que vous avez un message pour les personnes qui vous écoutent ?


Aimane - Je vais commencer, du coup. Merci à toutes les personnes qui nous écoutent. Merci à tous ceux qui ont pris le temps d'écouter l'album, ainsi qu'à celles et ceux qui sont venus nous voir en concert.


Et surtout, merci à toutes les personnes qui nous soutiennent depuis 2020-2021, depuis la sortie de Macabre, et qui n'ont jamais perdu espoir de voir cet album sortir. Un immense merci à elles.


Vive le metal en France, parce que c'est une scène qui est en pleine émergence. N'oubliez jamais de soutenir les groupes locaux, parce qu'on ne sait jamais qui sera la prochaine grande révélation de demain.


On a une diversité incroyable dans le metal français. Il faut que ça continue comme ça. Il ne faut surtout pas lâcher.


Stéphane - Je n'ai rien à ajouter. Aimane a tout dit.



Je vous remercie pour le temps que vous m'avez accordé et d'avoir répondu à mes questions.


Stéphane - Merci à toi pour tes questions, c'était vraiment intéressant.

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