Airbourne prouve qu’il mérite toujours son statut de légende du rock australien
- il y a 10 heures
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Sept ans après Boneshaker, Airbourne nous dévoile aujourd'hui son nouvel album "self-titled". Et si la légende Australienne a récemment prouvé qu'elle faisait encore trembler les Zéniths et festivals à l'international, elle nous apporte aujourd'hui le témoignage d'un rock qui n'a pas rendu les armes. Alors enfilez votre serre-tête, il est temps de décoller du tarmac.

Rock'n'roll is not dead. Et il en est très loin. Si le metal a pris d'assaut le monde de la musique heavy dernièrement, Airbourne vient nous prouver que le rock n'a pas dit son dernier mot. Et je pense qu'il serait difficile de définir l'album autrement que comme du pur rock'n'roll. Dans une époque où la coutume est de mélanger les styles pour trouver un son unique, le quatuor vient briser les codes pour montrer que lorsqu'on le maîtrise parfaitement, un seul genre suffit.

Le groupe laisse donc de côté tout artifice superficiel pour aller droit au but, et ne donne jamais l'impression de voler aux instruments. L'album se veut frontal, enjoué, mais surtout, parfaitement eux. Toutefois, il ne se cantonne pas à sa vitesse de croisière, et se permet turbulences et prises d'altitude pour s'offrir une meilleure balance entre les différents riffs et thèmes de l'album. On est baladés entre une rage de vivre et un refus de fléchir, et des thèmes plus joueurs et survoltés.
Le groupe signe notamment un magnifique rétrofit, ne faisant aucunement un retour aux sources, mais ramenant ses sources au goût du jour, avec une évolution notable. On y retrouve une basse groovy et constante, des riffs prêts à enflammer les salles, une batterie qui fera sauter le public, et le chant particulièrement singulier de Joel O'Keeffe.
Mais qui dit Airbourne, dit aussi légèreté et humour. Et le groupe ne manque pas de nous le servir, que ce soit à travers le clip de Christmas Bonus, qui ressemble à un Die Hard produit par [adult swim], ou des paroles qui apporteront un sourire sur vos visages comme celles de Here She Comes. Dans le premier clip, on retrouvera également koalas et kangourous, afin de mettre en avant leur Australie bien-aimée, de même que le sticker "australian made" présent sur la pochette.
Mais créer un album de cette ampleur demande du travail, et parfois, tout un village, et je peux vous dire qu'il y avait bien toute une équipe dans la cabine de pilotage !
On retrouve donc l'esprit du stadium rock de Brian Howes à la production, l'enregistrement à l'effet live de Mike Fraser, le mix ample de Zakk Cervini et le mastering du légendaire Ted Jensen.
On compte également Robert "Mutt" Lange et Bryan Adams comme paroliers supplémentaires sur les titres Here She Comes et Who Put The Rhythm In You? .
Après un Gutsy Tour qui a enflammé le monde, avec plusieurs arrêts dans les zéniths français en février et les festivals estivaux, on ne peut qu'être impatients de les retrouver en live avec de nouveaux titres prêts à être chantés comme les nouveaux hymnes du rock'n'roll !
Seule une tournée Australienne a été annoncée pour le moment, mais quelque chose me dit qu'Airbourne n'est pas prêt de toucher des roues et reviendra honorer l'Europe de sa présence très prochainement (du moins, je l'espère fortement).
7 ans, mais une attente qui en valait la peine. Airbourne nous apporte le Rock'n'roll sur un plateau et garde le cap de refrains fédérateurs et une réputation live qui ne fait que s'accroître. Ce nouvel album nous propulse dans cet univers si singulier qu'est le leur sans jamais redescendre. Et on n'en attendait pas moins.




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