La campagne de PRESIDENT est lancée
- 21 avr.
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Signés chez Atlantic, forts de deux nouveaux singles et d'une tournée nord-américaine en headline qui s'est arrachée en quelques heures, PRESIDENT confirme en ce début 2026 ce que beaucoup pressentaient déjà : le groupe masqué britannique n'est pas un phénomène viral de passage. C'est une machine qui monte en régime, et qui sait exactement où elle va.

Deux singles en deux mois, une tournée nord-américaine en headline annoncée, un album en gestation et une signature chez Atlantic Records. Difficile de dire que PRESIDENT est en roue libre. Pour un groupe qui n'existait officiellement pas il y a dix-huit mois, le rythme est celui d'un rouleau compresseur : méthodique, délibéré, implacable.
Angel Wings, sorti en février, a sonné comme un acte fondateur de cette nouvelle ère. Exit l'indie-label, place à la major, et pourtant le son ne s'est pas adouci pour autant. Le titre tord ses beats programmés en groove djent massif, laisse le frontman osciller entre mélodie suspendue et rupture de charge. Il y a là quelque chose de plus aérien que sur l'EP King of Terrors, une vraie volonté d'ouvrir le spectre sans sacrifier le tranchant. Un équilibre pas si évident à tenir.
Puis vient Mercy, fin mars, dans la foulée d'une tournée américaine avec Bad Omens. La chanson pose la question qui semble hanter tout le projet : que faire de la religion quand on en est sorti ? Pas de réponse tranchée, plutôt une confrontation, un regard direct sur la façon dont la croyance a pu, à travers les siècles, autant élever que détruire. Musicalement, c'est du PRESIDENT dans ce qu'il fait de mieux : des mélodies qui accrochent dès le premier passage, des riffs qui arrivent là où on les attendait le moins, une production qui sait quand se taire pour mieux frapper.
Le groupe ne balance pas simplement des singles pour maintenir la visibilité : il construit un récit. Chaque morceau ressemble à une page d'un même livre dont on attend encore le titre. Cet album justement, il est en cours d'écriture. Pas de date annoncée à ce stade, mais le frontman a confié vouloir en être "vraiment fier", ce qui dans la bouche d'un homme qui n'a encore livré qu'un EP, signifie au moins que l'ambition est là.
Sur scène, la dynamique est celle d'un groupe en expansion maîtrisée. Après Portsmouth début avril pour TakeDown Festival, une série de dates UK en headline ce mois-ci, puis les grands festivals européens de l'été (Slam Dunk, Nova Rock, Copenhell) avant une tournée nord-américaine en solo à l'automne, dont 22 dates sur 26 soldées en moins de vingt-quatre heures.
PRESIDENT est à un carrefour intéressant : celui où la hype cède la place à la démonstration. L'EP avait planté le décor. Les deux singles de 2026 confirment que le groupe sait évoluer sans se perdre. Il reste à voir ce que l'album dira de tout ça quand il finira par arriver. Mais pour l'instant, la campagne avance, et le bulletin de vote penche sérieusement en leur faveur.




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