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Boundaries vient taper là où ça fait mal avec 'Yearning: The unbeautiful after'

  • il y a 4 heures
  • 2 min de lecture

Ce 17 Juillet, sortait Yearning: The unbeautiful after, le nouvel album coup de poing de Boundaries.


Credit : Sarah Holick
Credit : Sarah Holick

Il existe des albums qui demandent plusieurs écoutes pour être compris. Celui-là préfère te casser le nez dès la première track et te laisser réfléchir ensuite. Dès Malconscience, ils posent les bases du projet. Le groupe ouvre la porte et te balance directement dans les escaliers. Tant pis si tu n’étais pas prêt.


Skies cast amber black propose des riffs mêlant palm mutes et accords dissonants, portés par une production puissante qui accentue encore leur impact. Le résultat est particulièrement séduisant.


Unequal whole garde la même essence, alternant passages plus lents et parties plus saccadées, où les breakdowns s’imposent avec une efficacité redoutable. Tout ce qu’on attend d’un bon breakdown finalement.



Quand May this pain never leave, Death will follow me ou The leper’s ball ralentissent légèrement la cadence, ce n’est jamais pour souffler, mais pour laisser la place au chant clair et finir le travail pendant que les guitares continuent de te retourner le cerveau avec la délicatesse d’une tronçonneuse lâchée dans une bibliothèque.


Ce qui est impressionnant, c’est cette capacité à naviguer entre violence brute et mélodies déchirantes sans jamais vraiment donner l’impression de cocher une case. Les quatorze morceaux ne laissent quasiment aucun répit et témoignent d’une identité qui ne cherche pas à copier les codes du genre, mais à les utiliser pour construire quelque chose de plus personnel.


Les collaborations enrichissent l’ensemble. Landon Tewers (The Plot In You) apporte une intensité supplémentaire à Crowned and crucified, tandis que Sean Harmanis et Alex Reade (Make Them Suffer) donnent encore plus de relief à Torn wide open. Chaque intervention trouve naturellement sa place. Et c’est probablement le meilleur compliment que l’on puisse leur faire.


Derrière ce chaos apparent se cache aussi une réflexion profonde sur le deuil, qui donne encore plus de poids à l’ensemble.


Yearning: the unbeautiful after est un album qui frappe fort dès les premières secondes, mais qui révèle aussi une écriture bien plus fine qu’il n’y paraît. Une expérience intense et maîtrisée qui ne donne qu’une envie : le remettre en repeat.

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