Last Train au Bikini : un retour aux sources affirmé
- 14 févr.
- 3 min de lecture
Quand un chemin vous amène à Toulouse pour quelques jours et qu’une date de Last Train est prévue au célèbre Bikini, que faire d’autre que de s’y rendre ?
Les concerts du groupe français sont toujours très prometteurs et empreints d’une vibe punk qui manque bien trop aux rockeurs d’aujourd’hui. Accompagnés de Wheobe, le groupe français s’apprêtait à faire trembler le Bikini sous les pas dansants d’une foule impatiente.
photos : @bisiot.photos
A 20h pétante, les lumières s’éteignent, et la salle, déjà bien remplie, plonge dans un silence attendant d’être brisé par les premières notes de la soirée. Les projecteurs illuminent la scène d’un rouge profond, lorsque le premier riff de guitare retentit. Chaque instrument vient s’ajouter, jusqu’au chanteur qui semble torturé, sa voix rauque crachant les paroles de ses chansons comme une thérapie ouverte au public, accompagnée d’une gestuelle faisant état d’un exorcisme émotionnel. Pendant 40 minutes, le groupe prend le temps de se dévoiler sous nos yeux et de nous montrer plusieurs facettes de leur univers, pour nous entraîner dans ses abysses. Des moments de calme aux déferlements d’une rage brute, on passe par plusieurs ambiances mais aussi plusieurs techniques, jusqu’au guitariste qui utilisera un cintre comme archer pour son instrument.
Le groupe a bien-sûr réussi sa mission de chauffer la salle en vue de la tête d’affiche, mais a également su rallier un grand nombre de fans du quatuor à sa cause, promettant un démarrage fulgurant pour leur premier et nouvel album prévu pour le mois d’Avril. Mêlant un rock industriel et expérimental à une vibe grunge comme on n’en fait plus aujourd’hui, c’est sans aucun doute un groupe qui mérite toute votre attention.
photos : @bisiot.photos
La prochaine étape de la soirée était Last Train : un groupe qui promet beaucoup et qui ne déçoit jamais. Sur les coups de 21 heures, les lumières s’éteignent, ne laissant qu’une fine brume illuminer les pas des musiciens sur scène. A ma grande surprise, aucun cri ne retentit à leur arrivée, mais je pense que la salle était bondée de fans qui savaient déjà à quoi s’attendre et comment la soirée allait commencer.
Jean-Noël se place derrière le pied de micro, la guitare sur l’épaule, et les premières notes de Home retentissent comme un battement de cœur, les lumières éclatant à chacun des riffs explosifs qui font monter la tension de ce début de show. Jusqu’au point de rupture, où la foule part déjà en pogos et danses endiablées.
Les shows de Last Train sont toujours travaillés, bien pensés, avec des éléments ou prestations récurrentes qui répondent aux attentes, mais laissent toujours place à une certaine spontanéité qui montre leur plaisir d’offrir une performance et de profiter de l’instant présent. Du célèbre solo de guitare signature du frontman porté par les fans aux interactions imprévues faisant sourire tout le groupe, on était face à un show aussi bien ficelé que surprenant. Le groupe sait faire preuve d’un professionnalisme impressionnant quand il en vient à leur technique ; un zéro faute une fois encore. Et si ce n’est toutefois pas le cas (je m’en excuse, l’erreur est humaine), ça ne s’est en aucun cas ressenti. Et pour ça, je pense qu’on peut également envoyer nos remerciements et notre soutien à leur équipe de tournée qui fait toujours un travail remarquable !
Antoine, Julien, Timoté et Jean-Noel savent offrir au public autant d'émotions que de riffs heavy sur lesquels se déchaîner, et il était là pour ça. Se fut un véritable échange entre artistes et fans, délirant jusqu’au bout de la nuit. Et quand je dis “jusqu’au bout de la nuit”, j’entends bien évidemment que le quatuor est venu saluer le public au stand de merchandising dans le patio du Bikini, à la fin de leur set. Sourires, photos et signatures étaient au rendez-vous, pour le plus grand plaisir des anciens, comme des nouveaux.
Nous pouvons une fois de plus applaudir l’efficacité et l’énergie communicative de Last Train sur scène, prouvant une fois de plus leur force et les raisons de leur montée sur la scène Rock française, ainsi que leur bon goût en matière de première partie pour Wheobe, un choix cohérent, intéressant et qui nous présente un groupe qui a de l’avenir.


















































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