Motocultor 2026 : alors, on en retient quoi ?
Après une édition 2025 réussie et qui avait marqué les esprits, le Motocultor était prêt à ouvrir à nouveau ses portes et nous y accueillir pour 4 jours sous un soleil de plomb. Mais que faut-il retenir de cette édition ? Où va le Motocultor et à quoi s’attendre pour 2027 ?

Quoi de plus naturel que d'arriver le mercredi, pour récupérer son bracelet, s'installer, et déjà profiter de l'ambiance avant le début des concerts ? J'ai été si agréablement surprise de la bonne ambiance qui régnait sur le camping festivalier, des enceintes qui hurlaient déjà, et du nombre de bouteilles déjà vides.
Parce qu’il faut le dire : les festivaliers sont là pour profiter et ne laissent personne gâcher leur plaisir ou retarder la fête ! Dès le mercredi soir, le Macumba hurlait sa playlist la plus éclectique, les premiers stands du camping festivalier servant les premières centaines de repas et les premières bières. Un réconfort des plus mérités après une queue pouvant aller jusqu'à 3h (des retours que j'ai eu de certains festivaliers) pour accéder au camping.
Sur ce plan-là, je n'ai pas perçu de gros changements en comparaison à l'année précédente. Une ambiance toujours aussi forte, et les stands plein à craquer mais pourtant si rapides et efficaces ! Le vrai gros changement perceptible cette année était sans aucun doute la Bruce Dickinscene qui a retrouvé un "toit". L'ambiance y est légèrement différente mais pas amoindrie. On nous a également fait part d'un léger changement sur la disposition du camping festivalier qui a semblé être apprécié, et le village Bed & Smile a fait forte sensation puisqu’il a (pour sa première année) fait l’objet de 110 à 120 réservations. Yann Le Baraillec a également confié poursuivre sur cette voie l’an prochain avec davantage de tipis et même des chalets.

Il faut dire que cette année, le Motocultor a dépassé les 61 000 entrées ! Son fondateur a d'ailleurs exprimé son envie de garder le festival à cette échelle humaine.
"C'est une très belle année, à nouveau, deux belles années constructives. Maintenant, qu’on a dépassé le seuil des 60 000 entrées, l'idée serait de rester sur ce seuil-là à terme.”
Le festival grandit, évolue, et nous le montre autant dans ces changements que dans l'ampleur qu'il prend. Le seuil des 61 000 entrées s'approche du record de l’an passé mais ne le surpasse pas. On constate qu’il y a “1000 pass 4 jours de moins par rapport à l'an dernier. Par contre, 20% de festivaliers à la journée en plus.”
Cette fois-ci encore, plus une évolution qu’un changement ; le festival s’est associé à Equimauve pour une meilleure surveillance et prévention des VSS et une meilleure prise en charge des victimes. Et contre toute attente, le festival a mis en place une chose peu commune mais qui devrait avoir sa place un peu partout ; une équipe chargée de s’occuper de personnes ayant un peu trop fait la fête; pour les raccompagner à leur tente; ou même les accueillir en cas de nécessité, en plus de la sécurité elle-même de l’évènement.
Et tout ça montre une grande force et de très bons points pour le festival, mais comme toute structure en évolution, il reste toujours des points à améliorer ; si Mr. Le Baraillec était très satisfait du nombre de bénévoles présents sur le site cette année et du déroulement des choses, j’ai pour ma part eu des échos différents de la part de certains bénévoles. Cas isolés ou non, impossible à dire. Mais j’ai également eu de très bons retours de la part d’autres bénévoles, donc je dirai que c’est sûrement un point à surveiller.
L’autre point que j’améliorerais concerne sans doute l’espace presse. Le festival et son créateur semblaient très heureux d’accueillir pour la première fois cette année un espace partenaire pour la cinquantaine de partenaires actuels (et vise la barre des 200 d’ici un an ou deux). Ce qui est une très bonne chose mais certaines parties de l’organisation de l’espace presse (les bouteilles d’eau en particulier) semblaient un peu négligées.
Je pense toutefois qu’on peut trouver du positif dans ces deux points ; le festival grandit et demande plus de ressources, plus d’organisation, et je pense qu’il est normal dans une évolution que tout ne soit pas parfait lors d’une année.
photo : Eden Bisiot / @bisiot.photos
Voici pour la partie organisation. Maintenant, venons-en, à la musique !
Le festival a toujours tenu à respecter un large choix, autant dans les genres que dans la popularité des groupes, permettant autant de profiter des grands noms que de découvrir nos coups de cœur de demain. On a pu y trouver des grosses têtes d’affiche (Airbourne, Judas Priest, Within Temptation, Arch Enemy…) ainsi que des groupes qu’on connaît moins (Coltaine, Filth…) et même des étoiles montantes (Revnoir, Ashen, Kim Dracula…). Des anglais, des américains, des australiens… Et beaucoup de français. Lors de notre interview avec Yann Le Baraillec (disponible ici), il nous avait confié qu’il était important pour lui, en tant que festival breton, d’y faire venir des groupes locaux. Cette année, nous avons donc notamment pu retrouver Celkilt (avec le Bagad de Quimper), Komodrag And The Mounodor ou encore Denez Prigent.
photo : Eden Bisiot / @bisiot.photos
“L’idée est assez simple : il y a une scène metal française, donc c’est normal qu’on la mette en avant.”
Et c’est ainsi que nous avons pu voir Les 3 Fromages, Shady Fat Kats ou encore Sidilarsen annoncé 48h avant le début du festival.

Mais dans cette programmation, un nom ne semblait pas plaire à tout le monde : Slaughter To Prevail. Et la plupart des photographes/journalistes qui s’en étaient plaint étaient pourtant avec moi dans le pit photo le soir venu. Si bien qu’il a fallu faire deux vagues de photographes tellement il y en avait. Et il en était de même pour la foule ; le week-end n’était même pas encore arrivé qu’on trouvait une foule dont on ne voyait pas la fin. Alex Terrible a d’ailleurs tenu à s’adresser au public sur son parcours et son expérience, discours que je vous ai partagé ci-dessous.
« Comme je l’ai dit précédemment, j’ai une femme magnifique, j’ai une famille magnifique. Ils me manquent tellement. Aujourd’hui et demain, nous avons un festival, puis nous allons rentrer retrouver nos familles et tout ça. C’est une belle chose, mais je crois vraiment que ce monde est immense et que c’est putain de difficile. Vraiment difficile.
Et beaucoup d’entre nous ont une vie de merde, une situation de merde. Il se passe des merdes tous les putains de jours. Et chaque fois, beaucoup de gens veulent changer quelque chose dans ce monde, de manière positive. Et je crois vraiment que si vous voulez changer quelque chose dans cet immense monde, vous devez commencer par vous-mêmes, les gars.
Écoutez, il y a dix ans, j’étais une personne complètement différente. J’ai failli mourir à cause de mon addiction à la drogue. Et j’ai commencé à me demander qui j’étais, pour quoi je vivais, et toutes ces choses, vous voyez. Alors j’ai commencé à me changer moi-même, à changer ma façon de penser, mes pensées. J’ai commencé à travailler sur moi-même, sur mon putain de corps et sur tout le reste.
Et j’ai commencé à devenir une meilleure version de moi-même chaque putain de jour, vous voyez. Je suis toujours une ordure, ne vous méprenez pas. Mais j’essaie vraiment, putain. Et après dix ans, j’ai réalisé que le monde entier avait complètement changé avec moi. Parce que j’avais changé.
Aujourd’hui, je peux aider des animaux, aujourd’hui, je peux aider des gens. Alors, changeons-nous nous-mêmes, les gars. »
Il y a bien des choses à retenir de ce festival qui, pour ma part, constitue toujours une expérience à part entière, et je ne peux que vous inciter à venir la vivre par vous-même, au milieu d’une foule solidaire et qui sait faire la fête, au milieu d’un camping où règnent les bières et les rires, et au milieu d’un site qui fait attention à ses festivaliers.
Bien évidemment, l’expérience festivalier n’est pas pour tout le monde, mais si vous aimez respirer de la poussière lors d’un circle pit, faire des slams de 10 minutes ou encore découvrir des tas d’artistes en live, on espère vous y retrouver en 2027!
Les early birds sont déjà en ligne et se vendent comme des petits pains ! Il faut dire que les premiers noms de la programmation attirent déjà les foules de part et d’autres du pays (je vous la laisse en dessous, ce sera bien plus parlant que de vous en faire l’apologie).
Je vais continuer à vous parler un peu de cette édition dans mes prochains articles, alors n’oubliez pas de nous suivre sur les réseaux pour ne rien manquer de ce qui va suivre !





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