Beartooth fait vibrer l'Elysée Montmartre et prouve qu'il n'a rien perdu de son éclat !
Quelle meilleure façon de commencer le mois d'Octobre que d'aller à un concert ? Et encore mieux... Un concert de Beartooth ? Pour l'album Pure Ecstasy ? À l'Elysée Montmartre ? On y était et on vous raconte.
Ouverture des portes à 18h30, mais les fans étaient déjà présents un peu plus tôt, prêts à se battre pour la première place (ou la première bière). Étonnamment, le concert n'était pas sold out, mais je pense que ce n'est qu'à charge de revanche. À 19h, les lumières se tamisent et un silence vient peser sur la petite foule déjà présente aux barrières.
Le premier groupe de la soirée est entré en scène, brisant le silence comme une tempête venue tout terrasser sur son passage. Kingdom Of Giants est venu faire sauter et hurler la foule, les faire headbanger à s'en casser la nuque, et retourner la célèbre salle qu'est l'Elysée Montmartre.
Dès le deuxième titre, Dana Willax, chanteur du groupe, a appelé au circle pit. Et il avait beau être petit, il était bien présent ! Certains slameurs ont même commencé leur voyage dès le troisième morceau. Même si vous ne connaissiez pas Kingdom Of Giants, vous étiez obligé de vous prêter au jeu, tant leur énergie était communicative.
Ils nous ont présenté certains de leurs hits mais aussi et surtout Reign, issu de l'album Usurper qui sortira le 13 Novembre prochain chez SharpTone Records. Les américains n'ont pas manqué de remercier la tête d'affiche de les avoir invité sur cette tournée à travers l'Europe, et de remercier le public pour leur accueil si chaleureux.
Au bout d'une demi-heure passée bien trop vite, le groupe s'est retiré, adressant une dernière fois sa reconnaissance aux fans maintenant convertis.
30min d'entracte, puis nous sommes passés à une autre ambiance, mais toute aussi forte. Si Kingdom Of Giants ont su résonner avec le côté metalcore de Beartooth, Silverstein, eux, ont apporté la touche pop / emocore qui donne envie de sauter partout. Du headbang et des sauts dans tous les sens, je ne donnais pas cher de mon corps (ni de mes cordes vocales) le lendemain.
(Spoiler alert : j'avais raison, mais c'était worth it !)
19h50, les lumières se sont à nouveau éteintes, annonçant l'arrivée imminente du deuxième groupe. La foule semblait tout aussi ravie de voir Silverstein et n'était pas là pour économiser son énergie ! Pendant 40min, le public a offert ses plus beaux moshpits, ses plus beaux circle pits et ses plus beaux slams, face à un groupe qui se déchaînait autant que possible et jouant les hits les plus attendus des fans.
Les musiciens semblaient autant s'amuser avec la foule qu'entre eux, occupant l'espace et tournoyant comme des toupies. Paul Marc Rousseau s'est même amusé à poser un médiator sur la Charley de Paul Koehler, qui, au premier coup de baguette, a été propulsé dans les airs, puis rattrapé par le guitariste pour continuer ses riffs de plus belles.
Même si le public semblait passer un excellent moment, il était temps pour la deuxième première partie de se retirer pour laisser place au groupe le plus attendu de la soirée.
Après un entracte qui a permis aux fans de prendre complètement possession de la fosse, le son de la musique s'est évanouit dans les airs, laissant planer un silence presque religieux sur la salle. Mais cela n’a pas duré longtemps. Très vite, les premières notes du titre Pure Ecstasy ont commencé à retentir, et Caleb Shomo n’a pas eu le temps de chanter un seul mot que la foule criait déjà.
Il n’avait beau être sorti que depuis un mois, les fans semblaient connaître chaque phrase de chaque morceau du nouvel album, et de chaque titre présent des anciens également. La setlist était plutôt variée, et même si certains hits du groupe n’y figuraient pas, elle avait tout son sens. Elle présentait des titres comme Hated ou In Between qui ont une signification importante dans cette ère du groupe.
Oshie Bichar a pris le micro à plusieurs reprises pour accompagner Caleb, avec des screams marquants autant que des back vocals sans faute. Et même si la scénographie avait l’air de mettre davantage le chanteur en lumière, le reste de la formation n’a pas semblée être mise de côté pour autant.
Beartooth n’a rien perdu de sa ‘heaviness’, et semble, au contraire, la parfaire avec le temps. Le public a sauté partout, couru en rond, chanté à s’en casser la voix… Les concerts du groupe sont toujours à la hauteur de leur réputation, si ce n’est plus, grâce à toute l’émotion qui l’accompagne aujourd’hui.
Le frontman s’est adressé au public de nombreuses fois, et ne pouvait parfois même pas dire un mot tant la foule hurlait ! Il a pris le temps de remercier chaque personne présente, d’exprimer sa peur avant la tournée de revenir sur scène après son coming out, pour terminer en disant qu’il “ne savait pas de quoi il avait peur, au final”, et qu’il ressentait tout l’amour et le soutien qui résonnait dans la salle, et qu’il en était très reconnaissant. Caleb en a fait pleuré plus d’un et a même pleuré à son tour.
Le concert s’est terminé avec lui et le public, chantant sans micro les vocalises de In Between, un moment initié par les fans qui a profondément touché le chanteur, qui est descendu devant les barrières pour serrer les mains et remercier tout le monde en personne.
Ce qu’il faut retenir de cette soirée, et probablement de cette tournée, c’est que 2026 est un moment charnière pour Beartooth. Ils n’ont pas dit leur dernier mot, et on n’en attendait pas moins. Le concert n’a pas déçu et les shows sont toujours à la hauteur de leur réputation. La sélection des premières parties est toujours aussi cohérente et intéressante, et l’émotion qui règne à présent dans les salles que remplit Beartooth est à nulle autre pareille. C’est pourquoi on vous incite, si ce n’est pas déjà fait, à aller écouter Pure Ecstasy, et à aller voir le groupe la prochaine fois qu’il passera dans notre belle capitale !




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