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Heavy Weekend 2026 - Jour 2 [Live Report]

  • 22 juil.
  • 5 min de lecture

Le premier jour du Heavy Week-End avait été fort en émotions et prometteur pour la suite du festival. Nous pensions déjà être comblés de notre venue, mais c’était sans compter sur ce deuxième jour qui allait accueillir aux alentours des 12 000 personnes et une programmation qui avait attiré des festivaliers venus des quatre coins de la France ! 


  • Photo : Eden Bisiot
  • Photo : Eden Bisiot

Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos


   À l’ouverture des portes, on remarque déjà un public différent et bien plus massif que la veille. Les stands sont pleins à craquer et des files d’attente se créent devant les stands de merchandising (sans jamais imposer une attente interminable). Face à cette affluence, on ne remarque plus seulement l’équipe de sécurité, mais également la gendarmerie qui couvre tout le périmètre de l’événement. Et c’est sans doute une des plus grandes forces du Heavy Week-End : promettre de l’amusement en toute sécurité.


Mais même si les festivaliers ont pris plaisir à découvrir le village et les divertissements qui le constituent, ils se sont vite rapprochés de la scène pour l’arrivée du premier groupe de la journée. 



   Qui d’autre que Nova Twins pour ouvrir cette deuxième journée hautement prometteuse ? Les deux musiciennes sont arrivées sur scène accompagnées de Jake Woodward à la batterie, qui les accompagne depuis plusieurs années maintenant. 


  • Photo : Eden Bisiot
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Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos


   Dès les premières notes de Antagonist, le duo britannique a directement donné le ton avec une intensité sonore plus marquée que la veille. Sans doute en préparation de la foule attendue ce jour-ci. Les vibrations résonnaient jusqu’au fond de la fosse, et entraînaient les fans à chanter et danser dès les premiers titres, montrant un public déjà pleinement investi et prêt à faire la fête. 


   Au programme, seulement 7 titres, mais ça a suffi à Nova Twins pour enflammer la scène du Nancy Open Air. 40 minutes pendant lesquelles Amy a montré un enthousiasme sans pareil, hurlant les paroles, occupant l’espace, et où Georgia s’est montrée aussi pétillante qu’à son habitude, agitant autant sa basse que ses cheveux dans tous les sens (offrant de belles opportunités aux photographes). 


   Mais toutes les bonnes choses ont une fin, et il était temps de dire au revoir aux enceintes papillons pour se tourner vers un autre univers, avant tout destiné aux amateurs de metal old school. 


Mais si vous souhaitez un peu plus de British Rock à la sauce Nova Twins, on vous donne rendez-vous à l’Accor Arena de Paris le 17 Septembre 2026, où le groupe accompagnera Poppy et Evanescence !



   A 18H30, changement de registre ; nous allions retrouver les frères Cavalera pour un show d’une heure qui a fait venir des festivaliers de toute la France. La scénographie prend forme avant l’entrée des musiciens ; le nom ‘Cavalera’ sur le grand écran, orné d’un (faux) corps, dans un drap, suspendu par des cordages. Une scénographie simple pour des musiciens venus jouer vite et fort.


  • Photo : Eden Bisiot
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Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos


   L’ambiance a, elle aussi, changé ; les petites danses sont devenues des mosh pits et des slams, les chants sont devenus des hurlements de joie. La sécurité s’en est trouvée débordée par tant de crowd surfers, mais a fait un travail brillant tout au long du weekend (ils méritent toute notre reconnaissance). 


   Max était en forme, nous offrant une performance vocale impressionnante et un jeu de guitare qui, malgré un petit souci technique au démarrage, restait propre. Et si nous pouvions bien sûr reconnaître son frère à la batterie, le guitariste et le bassiste qui les accompagnent ne passaient pas non plus inaperçus de par leur implication dans Nailbomb, autre projet du chanteur. Pour la plupart des fans, c’était peut-être leur dernière chance de voir ensemble les deux frères sur scène ; la foule le savait, et a montré au quatuor qu’il ne s’était pas déplacé pour rien. 


   Un show qui s’est terminé sous les applaudissements d’un public conquis et heureux, et qui en a pris plein les oreilles pendant une heure. Mais la journée avançait et les fans n’allaient pas être déçus par la suite. 



   Prochaine étape du planning : Trivium. Un groupe que nous avions eu la chance de voir au Motocultor l’an passé, et que nous avions hâte de voir à nouveau ! Toujours prometteurs d’une technicité implacable, les shows du groupe sont à observer et apprécier avec finesse. Chaque détail compte, chaque note, chaque corde grattée… 


  • Photo : Eden Bisiot
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Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos


   Ainsi a commencé The End Of Everything, jouée en fond sonore et annonçant l’arrivée imminente des musiciens sur scène. Les membres sont entrés un par un, acclamés par les fans, avant de laisser apparaître Matt Heafy souriant, toute langue dehors (comme à son habitude), et affichant déjà une joie extrême de jouer devant nous. 


   Le son était impeccable, et les musiciens semblaient habités tellement ils étaient dans leur bulle. Le groupe sautait partout, occupait l’espace scénique et semblait encore plus heureux que les fans du premier rang. La foule, elle, était plus calme, moins joueuse, mais plus observatrice, comme envoûtée par la performance qui avait lieu devant elle. Trivium sait y faire pour emmener tout un public dans son univers et n’a pas manqué de mettre ses talents à exécution devant les 12 000 festivaliers présents ce jour-là. 


   Pendant 75 minutes, nous avons eu droit à des classiques du groupe américain tels que Like Light to the Flies, Strife ou encore Until The World Goes Cold, pour finir en beauté avec In Waves. 75 minutes hors du temps, à faire attention à chaque riff, chaque note, chaque corde grattée… Et nous n’avons pas été déçus ! 


   Les concerts s'étaient succédé sans le moindre temps mort, maintenant une intensité constante depuis l'ouverture des portes. Il était désormais temps de reprendre son souffle avant l'arrivée de la tête d'affiche : Gojira. 


  • Photo : GDP
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Photos : GDP


   À mesure que la nuit s'installait sur le Nancy Open Air, les gradins se remplissaient, la fosse ne cessait de se densifier et l'impatience était palpable. Il fallait dire que le quatuor français jouait presque à domicile et faisait figure d'événement de cette édition 2026 du Heavy Week-End.


À 22h30, les lumières se sont éteintes et Gojira est entré en scène sous une ovation à la hauteur de son statut. Dès les premières notes, la puissance caractéristique du groupe a frappé de plein fouet. Le son était massif, les riffs percutants et le public a immédiatement répondu présent. Mosh pits, slams et chants se sont succédé dans une ambiance électrique qui n'est pratiquement jamais retombée. Gojira a confirmé une fois de plus qu'il n'avait besoin de presque rien pour emporter une foule : quelques notes suffisaient à rappeler pourquoi le groupe était devenu une référence mondiale du metal.


   La scénographie, fidèle à l'identité du groupe, accompagnait parfaitement la prestation. Les jeux de lumières, les projections et les nombreuses gerbes de flammes renforçaient l'intensité du concert, tandis que les feux d'artifice, visibles uniquement depuis les gradins, venaient ponctuer les moments forts de la soirée. Malgré un léger problème de son au début du concert, rapidement corrigé par les équipes techniques, rien ne semblait pouvoir entamer l'enthousiasme des festivaliers.


   Très proche de son public, Joe Duplantier a pris le temps d'échanger à plusieurs reprises avec les spectateurs. Il en a également profité pour rendre hommage aux frères Cavalera avant l'interprétation de Love, un moment particulièrement apprécié par les festivaliers. Un peu plus tard, le traditionnel solo de batterie de Mario Duplantier a une nouvelle fois rappelé pourquoi il était considéré comme l'un des meilleurs batteurs de la scène metal actuelle.


   Après plus d'une heure et demie d'une prestation d'une intensité remarquable, Gojira a longuement salué son public avant de distribuer baguettes et médiators aux premiers rangs. 


  • Photo : GDP
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   Une conclusion à la hauteur de cette deuxième journée du Heavy Week-End, qui aura rassemblé près de 12 000 festivaliers autour de quelques-unes des plus grandes références du metal. Le public a quitté le Nancy Open Air le sourire aux lèvres, conscient d'avoir assisté à une deuxième journée qui marquera sans doute cette troisième édition du Heavy Week-End.


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