Heavy Weekend 2026 - Jour 1 [Live Report]
- 22 juil.
- 7 min de lecture
C’est avec une grande excitation que la team Earama attendait de reposer le pied sur le site du Heavy Week-End, et nous n'avons pas été déçus ! Une programmation aussi éclectique que savoureuse nous attendait, ainsi qu’un accueil des plus chaleureux. Nous arrivions donc en ce premier jour du Heavy Week-End 2026, prêts à passer trois jours d’exception !
Photo : Eden Bisiot Photo : Eden Bisiot
Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos
A notre arrivée, nous avons pu constater déjà quelques évolutions : des bracelets cashless, un village plus grand que l’an passé et un accueil au coin presse digne de l’édition précédente. Et même si le village qui s’étend maintenant jusqu’à l’autre côté de la scène du Nancy Open Air, accueillant plus d’exposants et même des tatoueurs, offrait un cadre des plus agréables, l’heure pour le groupe d’ouverture d’entrer en scène arrivait.
Sur les coups de 17h30, les premiers passionnés se rassemblent dans la fosse et dans une bonne partie des gradins. Une première journée qui ne bat pas des records de festivaliers pour le HWE mais qui promet quand même d’accueillir un peu plus de 6 000 personnes. Et c’est dans cette ambiance chaleureuse, presque familiale que le festival sait si bien instaurer, que Dominum entre sur scène pour un set de 40 minutes.
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Le groupe allemand se dévoile sur Danger Danger, titre issu de leur premier album Hey Living People (2023), mais saura varier sa setlist avec des titres phares comme Don’t Get Bitten By The Wrong Ones ou The Dead Don’t Die, issu de l’album éponyme (et pour lequel nous avions eu la chance de discuter avec Dr. Dead, conversation que vous pouvez retrouver ici), mais également les premiers singles du prochain opus à venir : Night Is Calling, dont la sortie est prévue à peine un mois plus tard. Nous avons même eu la belle surprise d’un cover parfaitement exécuté de la célèbre Thriller à la sauce Dominum, qui -nous ne le savions pas encore- allait paraître sur le prochain disque !
La scénographie est travaillée et permet une mise en scène à la hauteur de la réputation des lives du groupe, affichant des textes et visuels du second opus. Le frontman s’est adressé au public à de nombreuses reprises et ne lui a jamais laissé le temps de souffler ! Ouvrir un festival n’est pas chose facile, mais Dominum l’a fait haut la main, entraînant la foule dans une ambiance de fête, notamment avec The Circus Is In Town qui résonnait comme un véritable hymne porté par des centaines de voix.
Petite note de Delphine, de la rédac : “Je ne les avais jamais vu, et je n’ai qu’une envie c’est de les revoir”
Et si vous les avez raté au Heavy Week-End ou que vous avez vous aussi succombé à “l’effet Dominum”, rendez-vous le 24 Novembre à La Machine du Moulin Rouge !
Et si l’ouverture en grandes pompes du groupe allemand nous avait marqué, il était temps d’accueillir leurs compatriotes : Avantasia. Projet porté avant tout par Tobias Sammet qui se plaît à mettre en scène un grand nombre de musiciens. Nous nous attendions donc à un grand show avec des guests singuliers pour ce set de 60 minutes.
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Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos
A 18h30, les musiciens prennent place et le show commence. On pouvait apercevoir les premières pyrotechnies de la journée et des musiciens débordant d’énergie. Tobias occupe l’espace, bouge sur scène et entraîne les musiciens qui l’accompagnent à faire de même. Le tout commence avec un premier line-up pour lancer les hostilités avec Creepshow. Mais chaque titre suivant (ou presque) aura droit à son featuring. Kenny Leckremo, Tommy Karevik, Bob Catley ou encore Chiara Tricarico se sont succédé sur scène un à un pour nous offrir un show d’exception et haut en couleurs.
Si le tout semblait plus parlant aux fans de la première heure, Tobias et sa troupe ont parfaitement su adapter le spectacle pour inclure même le moins connaisseur de la foule, et lui donner envie de rentrer dans cet univers si singulier qu’est Avantasia. Le clap de fin se fera avec tous les guests pour un dernier titre, clôturant un show plutôt rare et qui aura marqué cette troisième édition du Heavy WeekEnd.
Pendant le show, certains membres de la rédaction sont même partis se promener au village pour jeter un œil à la retransmission sur l’écran géant près des buvettes et des boutiques. Un vrai plus pour le festival, qui offre une alternative d’une belle qualité sonore pour ne rien manquer même pendant un moment shopping loin de la foule.
Le prochain groupe à se présenter sur la scène n’était autre que Savatage. Attendus depuis des années sur la scène française, leur retour comptait comme un événement majeur de ce premier jour du Heavy Week-End !
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Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos
A 20h, Zachary Stevens et ses compagnons de scène entrent sur la scène du Nancy Open Air sous les cris d’une foule qui semble un peu moins bondée, sûrement à cause du timing. On pouvait d'ailleurs voir les spectateurs revenir du village, bière et frites à la main, tout au long du concert.
Débutant avec Dead Winter Dead, Savatage fait face à quelques soucis techniques mais ne se laisse pas abattre et continue le show, l’équipe technique gérant d’une main de maître tout imprévu pouvant perturber la soirée. Au programme, 13 titres pour une setlist qui navigue entre les albums, pour nous offrir le meilleur du groupe. Mais le moment le plus fort de la prestation survient sur Believe. Alors que Jon Oliva apparaît sur les écrans, seul au piano, Savatage lui rend un hommage poignant, avant d'y associer la mémoire de son frère Criss Oliva, disparu en 1993. Un moment suspendu, empreint d'émotion, qui plonge le Heavy Weekend dans un silence presque religieux avant que le public n'accompagne le groupe en chœur. On reconnaît facilement les plus grands fans, dans les premiers rangs, si touchés et les accompagnant tout au long de la performance.
Face à nous, une scénographie certes plus simple que les deux premiers groupes, mais tout aussi efficace ! Même si l’écran géant au fond de la scène ne semble afficher que le nom du groupe, il contient quelques subtilités qui ne sont pas passées inaperçues aux yeux de certains. Et je pense que c’est finalement comme ça que nous pourrions définir le set de 75 minutes de Savatage : simple, mais efficace. Le groupe laisse en effet tomber les artifices pour se concentrer sur la technicité de sa prestation. Ils nous ont remerciés avant de nous dire au revoir avec Hall of the Mountain King.
45 minutes séparaient le départ de Savatage et l’arrivée de Sabaton. 45 minutes durant lesquelles la foule a doublé de volume et où on pouvait sentir la tension monter, l’excitation d’un public qui n’attend qu’une chose ; l’entrée sur scène de son groupe préféré.
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Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos
A l’approche de 22h00, la foule est en délire devant le grand tank de la batterie de Sabaton. Mais le point de rupture se fait aux premières notes de Ghost Division, laissant la foule se déchaîner sur des riffs lourds et entraînants. Tout le monde semblait d’une joie incommensurable d’être sur la scène du Heavy Week-End, mais c’est Joakim Brodén qui nous a offert une énergie et un sourire communicatif tout au long de la prestation.
Flammes, feux d’artifices, scénographie en grandes pompes… Tout est fait pour nous en mettre plein la vue ! Des effets qui ont marqué plus d’un spectateur. Notamment pendant Great War où les jets de flammes accompagnaient chaque “Hey!” hurlé en chœur par les artistes et les fans, faisant monter la température de cette journée déjà bien ensoleillée.
Petite note d’Eden, photographe de la team : “Je pense qu’ils ont voulu tester la cuisson des photographes”.

Le groupe a interagi avec le public sans cesse, faisant de lui une partie intégrante du show. Pas de pogos au programme mais une ambiance de fête, avec des fans aussi heureux d’être là que les musiciens. Plus qu’une prestation, c’est ici un véritable échange, un moment qui aurait pu durer jusqu’au bout de la nuit. Et ça, Sabaton l’a ressenti, nous offrant un set qui se rapprochait davantage des deux heures que d’une heure et demie, pour le plus grand plaisir de tous.
Et dans cette soirée éclatante, nous avons même eu droit à la venue d’un personnage historique : Napoléon. En effet, l’univers de Sabaton tournant autour de la guerre, le groupe s'est montré particulièrement enthousiaste de jouer dans un pays à l’Histoire si marquée. Napoléon est apparu sur scène pour lancer I, Emperor, issu de leur dernier album en date Legends (et pour lequel nous avions eu l’occasion de discuter avec Thorbjörn Englund. Echange à retrouver ici !).
Napoléon nous a parlé en français, nous a fait rire, nous a fait chanter… Et a même brandit un grand drapeau français lors du bouquet final !
On pourrait vous raconter bien des choses de cette prestation, mais pour être honnête, c’est davantage une expérience à vivre, qu’à raconter. Sabaton a clairement forgé sa réputation à travers ses performances lives sans égales et sans accroc ! Même les moins connaisseurs en sont repartis le sourire aux lèvres et des souvenirs plein la tête.
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Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos
Et c’est ainsi que se clôture cette première journée au Heavy Week-End 2026, qui aura frappé fort pour cette troisième édition et offrant une grande promesse pour les deux jours restants. Dominum nous a montré la meilleure manière de démarrer un festival, Avantasia nous a fait réfléchir sur l’importance du partage dans la musique, Savatage nous a apporté l’émotion, et Sabaton nous en a mis plein la vue.
Après tant d’émotions, il était temps pour la team Earama de rentrer au QG, et de se préparer pour la suite des festivités.

![Heavy Weekend 2026 - Jour 3 [Live Report]](https://static.wixstatic.com/media/dc11a6_ab1ab10ed29347d9be4b9d2c50e5fb89~mv2.jpg/v1/fill/w_980,h_653,al_c,q_85,usm_0.66_1.00_0.01,enc_avif,quality_auto/dc11a6_ab1ab10ed29347d9be4b9d2c50e5fb89~mv2.jpg)


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