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Heavy Weekend 2026 - Jour 3 [Live Report]

  • il y a 2 jours
  • 6 min de lecture

   Il était temps de commencer cette troisième et dernière journée du festival. Une journée qui allait certes accueillir moins de monde que la veille, mais probablement le public le plus démonstratif du week-end.


Photo: Eden Bisiot
Photo: Eden Bisiot

   Nous sommes donc arrivés à l’ouverture des portes pour découvrir un public très divers, portant autant des perruques, moustaches et vêtements de sport des années 90 que des costumes à l’effigie de Art ou autres figures de l’horreur. La programmation du jour était prometteuse, autant en ambiance de fête qu’en nostalgie, et nous avions hâte d’assister à chacune des prestations. 


Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos


   17h30 approchait et il était l’heure pour nous de nous diriger vers la scène pour le groupe qui ouvrait le bal : Shaârghot ! Et si nous avions pu croiser de nombreux fans d’Ice Nine Kills et d’Electric Callboy jusque-là, c’était bien des fans du premier groupe au premier rang, avec une partie du visage peinte en noir, attendant impatiemment que les musiciens pointent le bout de leur nez. 


Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos


   Le public prenait place en fosse plus qu’en gradins, témoignant leur envie de profiter de la soirée et de se jeter dans les moshpits. Et il n’aura pas fallu attendre plus de deux titres pour les voir faire le premier wall of death de la journée. Il faut également avouer que le groupe est clairement venu avec une énergie communicative et une envie de tout donner à son public ! 


   Et si musicalement, c’était irréprochable, c’était encore plus impressionnant visuellement. Des figurants ont fait leur entrée dès les premières notes de Kill Your God, premier titre du set, arborant le même style post-apocalyptique que les musiciens, se promenant sur scène tels de gigantesques mantes religieuses steampunk, jouant avec les musiciens et renforçant l’image si singulière du groupe français. Nous avons même eu droit à un autre figurant, sur Traders Must Die, arborant les habits typiques de “l’américain riche”, de grandes chaînes en or autour du cou. Il a sauté sur la barrière pour jeter des billets à l’effigie de Shaârghot au public, avant d’être mis à terre par Étienne Bianchi lui-même. 


   Une performance qui a marqué cette troisième édition du Heavy Week-End, jouant entre théâtralité et technicité, pour offrir aux festivaliers un morceau de l’univers sorti de l’imagination du frontman. Et même s’ils semblaient moins visibles par moments à cause de la fumée, la foule n’a pas ralenti et a continué à acclamer et danser. 



   Mais ceci n’était qu’un tour de chauffe, tant la fosse a été mouvementée tout au long de la journée. Et si nous avions pu en prendre plein la vue, il était temps de changer d’univers et de monter encore d’un cran, et de passer du théâtre au cinéma avec l’arrivée d’Ice Nine Kills ! 


Photos : GregH Photographer/GDP


   Une prestation très attendue et qui n’a pas déçu ! Arrivés sur la célèbre Meat & Greet avec la mise en scène habituelle, le groupe a fait hurler la foule avant même de poser un pied sur scène. Nous avons pu retrouver Ice Nine Kills comme on les connaît si bien, horrifiques, avec une touche de drama hollywoodien pour une performance à couper le souffle.


   Spencer Charnas et sa bande n’avaient qu’une heure pour nous offrir un show à la hauteur de leur réputation, et ils n’ont pas flanché ! On a pu retrouver les acteurs, aussi bons que d’habitude, des musiciens enthousiastes (bien que quelques changements de line-up qui n’avaient pas été annoncés), et de bonnes surprises. 


   En effet, le groupe a également joué Twisting The Knife, (de Scream 7) et Work Of Art (de Terrifier 3), reconnu comme un des plus gros hits des dernières sorties d’Ice Nine Kills. Et si Art est venu lui-même profiter de la fête avec nous et faire tournoyer le bébé dans les airs (les fans auront la réf), une invitée spéciale est venue lui voler la vedette ; Alissa White-Gluz ! Vue sur les derniers shows des spécialistes de l’horreur, l’ancienne chanteuse de Arch Enemy serait en tournée avec eux pour interpréter les passages féminins de ces morceaux. 


   Mais si un grand spectacle avait lieu sur scène, l’action était toute aussi intense dans la fosse ; mosh pits, slams, wall of death à presque chaque titre… Les fans ne s’arrêtaient plus et étaient prêts à continuer sur cette lancée jusqu’au bout de la nuit ! C’est après le bouquet final clownesque que le groupe nous a dit aurevoir, nous souhaitant une bonne soirée. 


   C’était certainement un show immanquable et qui mérite d’être vu et vécu. Et si l’horreur ne vous fait pas peur, on vous donne rendez-vous à la Seine Musicale le 26 Mars 2027 !



   Difficile de redescendre après un tel spectacle. Mais pourquoi redescendre quand on peut poursuivre une telle montée en puissance ? Il était alors temps de se préparer pour le troisième groupe de la journée qui allait apporter un peu de nostalgie dans le cœur des festivaliers. 


Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos


   Après un premier passage en France en décembre dernier, Three Days Grace ne s’arrête plus ! Et ce, pour le plus grand plaisir des fans de la première heure. 17 titres nous attendaient pour un total de 75 minutes, durant lesquelles les fans allaient autant célébrer que crier chaque parole. 


   Et si l’entrée faite sur Dominate, issu de leur dernier album en date intitulé Alienation, était déjà fortement appréciée par la foule, c’est le second titre, Animal I Have Become, qui a véritablement déclenché les hostilités. Que ce soit I Am Machine, I Hate Everything About You ou encore Painkillers, l’ambiance était à son comble. 


   Il y a si peu et pourtant tant à raconter de cette prestation, du sourire des musiciens au discours d’Adam Gontier sur son histoire avec le groupe et sa reconnaissance envers ses frères d’armes, des larmes de joie des fans aux crowd surfers qui voguaient sur la foule. Et même avec une telle réputation, le groupe a laissé les artifices d’une scénographie superflue pour laisser place à un vrai échange avec les festivaliers. 


   Tout le monde a été d’accord pour dire qu’il fallait être là, pour vivre les choses à fond. Hurler du Three Days Grace chez soi c’est une chose, hurler du Three Days Grace avec eux c’est une tout autre expérience ! Et pour se faire, le groupe a clôturé le show avec Never Too Late et Riot, où nous ne pouvions presque pas les entendre tant la foule chantait ! 


   Ils ont pris le temps de remercier le public et de leur envoyer des médiators et autres objets tant demandés en fin de concert avant de quitter la scène, laissant les festivaliers rejoindre le village pour s'abreuver et se nourrir avant la grande séance de sport qui les attendait. 



   22h00 approchait à grands pas, et l’excitation montait de plus en plus. Perruques, vêtements fluos et bouées gonflables étaient visibles partout dans la fosse, montrant la dévotion des fans de la tête d’affiche. Le grand rideau à l’effigie du futur album Tanzneid recouvrait la scène, et les spots de lumière commençaient à prendre vie pendant que le soleil se couchait. 


Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos


   Tout à coup, les lumières s’éteignent, et les premières notes du single Tanzneid  retentissent sous un calme olympien qui pesait sur l’assemblée, et qui sera brisé par la tombée de rideau au moment du drop. Pendant que les musiciens couraient et s’amusaient sur scène, la fosse en faisait tout autant, commençant les pogos dès le premier titre, mais qui restaient principalement concentrés au centre de la fosse, même si l’ambiance s’était emparée de toute la foule !


Festivaliers Heavy WeekEnd 2026
Photo : Eden Bisiot

   Difficile de faire autre chose pour Electric Callboy qu’une succession de hits ; Tekkno Train, Pump it, l’incontournable reprise de Everytime We Touch… La setlist est remplie de titres à hurler en sautant dans tous les sens ! Quelle merveilleuse façon de terminer le Heavy Week-End. 


   Le groupe s’est adressé à son public à plusieurs reprises, pour s’assurer que tout le monde y trouvait son compte et faire quelques changements de costumes toujours très rapides, pour nous emmener dans leur univers atypique et déjanté ; et la foule en redemandait encore ! 


Festivaliers Heavy WeekEnd 2026
Photo : Eden Bisiot

   Ce fut une heure et demie hors du temps, où les jets de flammes et confettis éclataient de partout, offrant un vrai spectacle visuel que nous soyons devant la scène ou au fond des gradins. Nous avons même eu droit à un solo de batterie de la part de Frank Zummo, qui même s’il est capable d’encore plus que ce qu’il nous a offert, a parfaitement intégré l’univers du groupe en transformant ce solo en une battle avec un robot projeté sur le grand écran du fond de scène. 


   Et si toute la foule les aurait suivi jusqu’au lever du jour, il était temps pour le groupe allemand de nous dire au revoir… Mais pas avant d’avoir joué RATATATA! et We Got The Moves ! Les musiciens ont ensuite quitté la scène, pendant que tout le monde se précipitait au village pour une dernière bière avant de dire au revoir au Heavy WeekEnd. 


Photos : Eden Bisiot // @bisiot.photos


   Mais… Le Heavy WeekEnd aussi avait besoin de nous dire aurevoir. Après le départ d’Electric Callboy, la scène s’est illuminée une fois de plus pour nous annoncer les dates de l’édition 2027 ! 

Alors préparez-vous à vivre un Heavy WeekEnd haut en couleurs les 4, 5 & 6 Juin 2027 ! 


   Après ces trois jours, nous sommes rentrés avec des souvenirs plein la tête, des cartes SD bien trop remplies et une chose claire et nette : Le Heavy Week-End est sans aucun doute un des nouveaux festivals incontournables de la scène metal ! Et si cette année nous aura bien appris une chose, c’est qu’il nous tarde déjà d’être de retour en 2027. 



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