TANZNEID WORLD TOUR : Electric Callboy transforme le Zénith de Paris en véritable Rave Party Metal !
- Eden Bisiot
- il y a 1 heure
- 5 min de lecture
L’année commence fort avec une des dates les plus attendues : Electric Callboy, venus pour enflammer la grande scène de La Villette pour un show aussi électrique que émouvant. Accompagnés de Bury Tomorrow et Wargasm, la programmation promettait donc une soirée hors norme sous le signe d’un metalcore prêt à faire transpirer les foules.
Photos : Méline / @melifrtz
C’est Wargasm qui ouvre le bal, le groupe britannique arrive sur scène avec Bad Seed, un titre qui pose l’atmosphère de la soirée d’entrée de jeu. La salle n’est pas complète mais la foule est présente, et déjà prête à en découdre. Une ambiance de fête s’installe rapidement pendant que Sam Matlock et Milkie Way enchaînent les titres phares de la formation tels que Vigilantes, Pyro Pyro ou encore D.R.I.L.D.O . Milkie jongle entre le micro et la basse avec toute la technique et les qualités d’une frontwoman assumée et sûre d’elle. Dans le public, des petits pogos se forment déjà, même si les circle pits ont plus de mal à partir. Mais ce n’est que le début de la soirée, après tout. Après une bonne demi-heure de set, le groupe remercie la foule du Zénith avant de conclure avec leur hit Do It So Good.
Photos : Méline / @melifrtz
L’attente n’a pas le temps de se faire ressentir que les lumières s’éteignent, préparant l’arrivée du prochain acte. Les écrans géants s’allument pour nous divulguer un message expliquant que la ‘purge’ est ouverte, que “Commencing at the siren, any and all moshpits including walls of death will be legal for 45 continuous minutes.”
Bury Tomorrow entre sur scène, un à un, faisant hurler la foule à chaque pas. La sirène sonne, et Choke commence. Quelle meilleure entrée qu’avec leur hit #1 ? Dès les premières secondes, le public est en délire, la salle presque complète commence les moshpits et hurle les paroles, pour un accueil des plus chaleureux au quintet britannique. Ils nous parlent, nous font signe, mais ils nous font surtout sauter, chanter, headbanger et slamer - et c’est ce qu’on attend d’un concert de metal. Les circle pits étaient de mises, tout comme les slams qui ont donné du fil à retordre aux agents de sécurités tant ils étaient nombreux.
Même s’ils y ont toujours prêté une grande attention, on est face à une scénographie travaillée qui a bien évolué, un peu comme la confiance de Dan Winter-Bates, chanteur et frontman du groupe, qui ne se contente plus de chanter et ambiancer les foules ; il prend une vraie place au coeur de la scénographie et s’impose. Depuis le Trabendo en 2024, on est face à une véritable progression. Et changer la taille de la scène ne semble pas leur avoir fait peur mais au contraire, cela semble avoir donné un coup de boost à leurs âmes enjouées, autant dans la présence scénique que dans la technique. Si chaque musicien sait ce qu’il fait, s’amuse et se donne à fond, Dan nous prouve à quel point ses cordes vocales résistent même lorsqu’elles sont mises à rude épreuve.
Le groupe enchaîne avec des hits de leur répertoire tels que DEATH, Let Go ou encore la puissante Villain Arc, titre qui avait introduit leur nouvel album Will You Haunt Me, With That Same Patience dans ce monde deux ans plus tôt. Ce nouvel album nous a également offert What If I Burn ? que Bury Tomorrow n’as pas manqué de nous interprété en live. Un moment fort en émotions qui a débuté par un beau discours du frontman, soutenu par ses bandmates, et sous les flashs des téléphones de toute l’assemblée.
De l’émotion, du gros son mais aussi une ambiance digne des plus gros concerts de metal, Bury Tomorrow a tapé fort et préparé parfaitement le public pour l’arrivée de la tête d’affiche, tant attendue.
Photos : Méline / @melifrtz
L’entracte est tel que les gens se remettent de leurs émotions, reprennent leur souffle après des pogos déchaînés, vont remplir leur goblet. Mais personne n’a le temps de se languir de musique tant l’heure d’entrée d’Electric Callboy arrive vite.
Le groupe allemand pose le pied sur scène sous le commandement d’un robot qui sera la chef d’orchestre de cette soirée, sur les premières notes de TANZNEID, dernier single en date et pourtant déjà un grand hit auprès des fans présents dans cette salle pleine à craquer. Ces premières notes sonnent le point de rupture du silence qui envahissait la salle, de ce calme avant la tempête, pour que l’ouragan se déchaîne. On est sur la première chanson d’un set d’une bonne vingtaine de titres qui donne déjà le ton : Electric Callboy sont venus pour nous faire chanter et transpirer !

Ils enchaînent rapidement sur les titres les plus demandés comme leur reprise de Sum41, Tekkno Train et Hypa Hypa, mais pensent tout de même aux fans de la première heure et les mettront à l’honneur plusieurs fois au cours de la soirée. Le groupe sait comment construire une setlist et faire un show, et c’est ce qu’ils sont venus prouver.
On a autant de titres phares que de remixs enjoués, des surprises à tout va et des moments d’émotions au milieu de cette rave party presque parodique. Tout le groupe fait preuve d’une technique imparable et d’une énergie communicative qui emmène la foule dans un chaos récréatif où se mêlent moshpits, pogos, mais aussi beaucoup d’empathie et de soutien.
Dans un moment plus calme, ils attirent notre regard sur la scène où Frank Zummo, ancien batteur de Sum41 et nouveau batteur d’Electric Callboy nous livre un solo des plus impressionnants, laissant le public bouche bée, abasourdi, et concentré sur la scène pour qu’ils ne voient pas Nico et Kevin s’installer sur un piano au milieu du public. Pendant quelques minutes, on se laisse porter par les notes de la douce balade que peut être Fuckboi en accoustique. Mais cela ne durera pas. Après une première minute à jouer Everytime We Touch au piano, les frontmen abandonnent la douceur pour venir scream les paroles en sautant sur scène ! La foule n’attendait que ça et repart de plus belle après un petit temps de pause bien mérité !
C’est un véritable spectacle : flammes, feux d’artifices, confettis, canons à t-shirts… Chaque élément de la scénographie, des costumes de scène jusqu’aux écrans géants, a été sélectionné de façon réfléchie, avec un professionnalisme et un perfectionnisme à toute épreuve. La foule a des étoiles plein les yeux mais aussi des confettis et rubans pleins les poches !
Ils nous font un premier “au-revoir” sur Elevator Operator, auquel la foule répond avec des applaudissements, des cris et des chants, les suppliant de rester encore un peu. Le groupe répond présent et revient non pour un, ni deux, mais trois titres, qui auront pour effet de relancer le public pour un dernier rodéo metal avant la conclusion de la soirée avec We Got The Moves.

Il y a -sans aucun doute- des détails que nous avons omis, ou des éléments que nous n’avons pas mentionné, mais cela ne témoigne pas d’un manque que nous avons pu ressentir face au show, mais bien au contraire ; on en a pris plein la vue, plein les oreilles, et il est tellement difficile de tout vous retranscrire. Et puis… Le but est de vous donner envie d’y aller, ce n’est plus drôle si vous en connaissez tous les secrets !
Mais ce TANZNEID WORLD TOUR signe bel et bien une nouvelle étape dans le parcours d’Electric Callboy. Chaque fan est reparti plus que conquis de cette soirée, où les trois groupes de la programmation nous ont montré leur potentiel, nous laissant nous demander jusqu’où sont-ils capables d’aller ?






































































