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Carpenter Brut, Dimmu Borgir… (Re)découvrez la programmation éclectique du deuxième jour du Motocultor !

  • 4 oct. 2025
  • 5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 6 jours

Le premier jour avait mis la barre très haut, mais ce deuxième jour était prêt à battre les records. La programmation était tout aussi prometteuse, et la foule déjà un peu plus nombreuse. La chaleur était montée d’un cran, mais ça ne faisait peur à personne.


photos : @bisiot.photos


J’ai commencé la journée avec le concert de Houle sur la Dave Mustage, à 12h45. Un concert à la hauteur de ce qu’on connaît du groupe français : une entrée quelque peu macabre, portée par la chanteuse qui entre, lanterne à la main, capuche sur la tête. Le groupe s’installe sur la scène et nous emmène voguer sur les mers déchaînées de leur black metal aussi envoûtant qu’électrique. Ouvrir une journée de festival n’est pas chose facile, mais les français ont parfaitement su adapter leur setlist et amener le public à les suivre au-delà des tempêtes maritimes.


photos : @bisiot.photos


La prochaine étape de mon parcours était Vestige, sur la Massey Ferguscene. A 13h30, la fumée s’étend sur la scène couverte, et les membres entrent un à un pour nous offrir un spectacle aussi énergique que planant. Pendant 40 minutes, le groupe a montré de quoi il était capable de par une technique et une cohésion sans faille, faisant vibrer la foule sur ses titres phares tels que Deviens La Nuit ou Démence de l’âme.


Il était ensuite l’heure pour moi de me diriger vers l’espace presse, en vue de mon interview avec le groupe Benediction (disponible ici). Ce fût sans aucun doute une des interviews les plus drôles et barrées que j’ai pu faire, pleines d’anecdotes en tout genre et d'innombrables fous rires. 

S’en est suivie l’interview de Klone (en ligne ici), où Aldrick et Morgan se sont confiés sur l’identité sonore du groupe et leur vision artistique, avant de rejoindre Julien Truchan, chanteur du groupe Benighted, pour une petite vidéo ‘Action ou Vérité’ que vous retrouverez très bientôt sur nos réseaux !


photos : @bisiot.photos


J’ai ensuite pu admirer une grande partie du show de Benediction, qui -encore aujourd’hui- savent offrir un show à la hauteur de la réputation du groupe : bien calibré, mouvementé, et avec une dose d’humour qui fait la signature de la formation anglaise, où les fucks et rires à gorges déployées font légion. Le groupe a su faire rire de bien des façons, et est même parti dans un fou rire face à un bout de carton lancé sur scène sur lequel on pouvait lire “Fuck Slayer”, assez ironique sachant que Kerry King allait jouer sur la même scène quelques heures plus tard.


Retour ensuite à une ambiance plus calme avec l’interview de FLIGHT CNCLLD, groupe qui n’était pas programmé au Motocultor cette année, mais qui compte parmi son duo le seul et unique batteur live de Carpenter Brut, Florent Marcadet. Un groupe qui a récemment dévoilé son premier album et dont vous pouvez en apprendre bien plus ici.


photos : @bisiot.photos


19h10 sonne, et il est l’heure de retrouver Lacuna Coil sur la Dave Mustage pour un show visuellement et techniquement sensationnel. La chanteuse joue avec le public, s’approprie la scène et le groupe fait hurler la foule à chaque titre. C’est ce que l’on peut appeler un succès, un concert digne d’être sur la scène du Motocultor. 


photos : @bisiot.photos


On enchaîne directement avec Klone, groupe de metal français, à la Massey Ferguscene. A 20h05, les membres entrent sur scène un à un dans un nuage de fumée, terminant par le chanteur, Yann Ligner, qui fait son entrée avec des notes lourdes dans le micro. S'ensuit 55min de musique atmosphérique, entraînant le public à planer tout en headbangant, profitant du moment sous l’unique scène couverte du festival de Carhaix-Plouguer. Klone a su prouver que le metal français n’a rien à envier à ses compères de genre, de par une technique sans faille mais également dans la façon d’organiser un show.


photos : @bisiot.photos


A 21h, on passe aux choses sérieuses : Kerry King. La Dave Mustage s’illumine et laisse apparaître une scénographie des plus travaillées, offrant un réel spectacle visuel avant même le début du show. L’artiste mythique entre sur scène, suivi de ses irremplaçables musiciens, sous les cris d’une foule impatiente. De What Do You Do For Money Honey à From Hell I Rise, Kerry King et son équipe nous ont offert une setlist des plus variées, nous offrant même quelques titres de Slayer tels que Repentless ou encore Black Magic. Les slammeurs furent nombreux, les mosh pits aussi, laissant le public conquis, et prêts à danser jusqu’au bout de la nuit.


photos : @bisiot.photos


La suite logique de cette soirée m’emmène du côté de la Supositor, où Tribulation s’apprête à plonger le festival dans une atmosphère bien plus sombre. À 22h05, les Suédois investissent la scène avec leur élégance caractéristique, entre rock gothique et metal ténébreux. Porté par des jeux de lumière travaillés et une présence scénique presque théâtrale, le groupe captive instantanément. Le public, d’abord observateur, se laisse progressivement happer par cette ambiance hypnotique, oscillant entre mélancolie et puissance. Un moment suspendu, presque hors du temps, qui contraste parfaitement avec la violence des sets précédents.


À peine le temps de reprendre ses esprits qu’il faut déjà retourner vers la Dave Mustage pour l’un des moments les plus attendus de la journée : Dimmu Borgir à 23h. Fidèles à leur réputation, les Norvégiens livrent un show monumental, mêlant orchestration grandiose et black metal incisif. La scénographie est à la hauteur de l’événement, transformant la scène en véritable fresque vivante. Malheureusement, un souci technique avec une carte SD capricieuse m’aura privé des photos de ce set dantesque… une frustration à la hauteur de la performance. 


photos : @bisiot.photos


La nuit est désormais bien installée lorsque Ihsahn prend possession de la Massey Ferguscene à 00h20. Dans une atmosphère presque introspective, l’ancien frontman d’Emperor propose une performance à la croisée des genres, mêlant metal progressif, touches électroniques et envolées plus expérimentales. Le public, plus attentif que jamais, semble suspendu à chaque note. C’est un moment plus exigeant, mais profondément marquant, qui démontre toute la richesse artistique de l’artiste.


photos : @bisiot.photos


Enfin, il est temps de conclure cette longue journée avec Carpenter Brut, attendu à 01h20 sur la Bruce Dickinscene. Et quelle meilleure manière de finir qu’avec cette déferlante synthwave aux accents metal ? Dès les premières notes, la foule explose. Les lights frappent, les basses résonnent, et le set se transforme rapidement en véritable rave métallique. Entre énergie brute et esthétique rétro-futuriste, le trio impose son univers avec une efficacité redoutable. Impossible de rester immobile : ça danse, ça saute, ça vit pleinement l’instant.



Ce deuxième jour aura su confirmer, et même dépasser les attentes. Entre diversité des styles, performances marquantes et moments totalement imprévus, le Motocultor Festival prouve une fois de plus pourquoi il reste un rendez-vous incontournable de l’été pour les amateurs de musiques extrêmes. Et alors que la fatigue commence doucement à se faire sentir, une seule chose reste en tête : vivement le lendemain.


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